Horaire

  • Lundi 17 Août 2026
  • Mardi 18 Août 2026
  • Mercredi 19 Août 2026

Lundi 17 Août 2026

11:0013:30 : Accueil

Accueil et inscription

DS-R500

Les personnes participantes et présentatrices sont invitées à se rendre au hall du pavillon J.-A.-DeSève (DS-R500) pour récupérer leur cocarde.

Lun 11:0013:30

Assemblée générale annuelle (11:00 à 12:30)

DS-1525

Les personnes professeures habilitées à diriger ou codiriger au doctorat réseau en éducation de l’Université du Québec sont conviées à l’assemblée générale annuelle.

Lun 11:0013:30

13:3015:00 : Activité d’ouverture

 

10 profs, 10 événements critiques

DS-R510

Description

10 professeurs et professeures aux profils différents auront, tour à tour, 5 minutes chrono pour relater un élément de leur parcours ayant influé sur leur choix de devenir chercheur ou chercheuse en sciences de l’éducation. Cette palette d’expériences exposera l’auditoire à des parcours divers, à différentes approches ou à différents chemins, illustrant ainsi la complexité des parcours qui mènent à la recherche en éducation.

Panélistes

André-Sébastien Aubin (UQAM)

Professeur à la section Méthodologies d’évaluation en éducation au département d’éducation et de pédagogie de l’UQAM depuis 2016. Après un baccalauréat et une maitrise en génie électrique, André-Sébastien, s’intéresse à l’évaluation des apprentissages au postsecondaire. Il entame donc un doctorat en éducation, afin d’approfondir ce champ d’expertise peu exploré.

Différentes collaborations lui ont permis de développer une expertise rare en évaluation des apprentissages dans le cadre de programmes à forte composante de professionnalisation. Parmi ses champs de recherche, on retrouve l’évaluation des apprentissages dans des programmes par compétences, l’utilisation de tâches authentiques et/ou complexes, la validité, la formation des futurs enseignants à l’évaluation et l’application des modèles psychométriques dans le contexte de l’évaluation en salle de classe.

Léna Bergeron (UQTR)

Léna Bergeron est enseignante de formation et professeure titulaire au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses recherches portent sur la planification de l’enseignement et la prise en compte de la diversité des besoins des élèves en salle de classe. Elle est coauteur de la 4e édition du livre Apprentissage et enseignement – Théories et pratiques. Elle est également codirectrice de la collection de guides de référence aux Presses de l’Université du Québec : Petits repères pour grands pédagogues. Elle est codirectrice du Laboratoire sur la recherche-développement au service de la diversité (Lab-RD2) et elle est membre du Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite (RÉVERBÈRE) et du Laboratoire international sur l’inclusion scolaire (LISIS). 

Priscilla Boyer (UQTR)

Priscilla Boyer est professeure titulaire du département des sciences de l’éducation de l’UQTR et spécialiste de la didactique de la grammaire. Présidente de la section québécoise de l’association internationale de la recherche en didactique du français (AiRDF) et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE), elle s’intéresse également depuis quelques années au champ des littéracies universitaires, et en particulier aux compétences scripturales des étudiants des 2e et 3e cycles.

Chantale Breault (UQAM)

Chantale Breault, Ph.D., est professeure en éducation de la petite enfance au département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Elle est aussi chercheuse collaboratrice au sein de l’Équipe de recherche Qualité des contextes éducatifs de la petite enfance. Elle s’intéresse à la qualité éducative, aux pratiques inclusives, aux orientations pédagogiques et à la perspective des enfants, ainsi qu’au développement professionnel des personnes qui les accompagnent. Ses travaux s’inscrivent dans une approche de recherche participative menée avec les gestionnaires, les équipes éducatives et les partenaires des services éducatifs à l’enfance, afin de soutenir des changements ancrés dans les réalités du terrain.

Martine De Grandpré (UQAM)

Martine De Grandpré est professeure au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent principalement sur l’accompagnement professionnel, le développement professionnel des stagiaires, du personnel enseignant et des personnes conseillères pédagogiques, ainsi que sur l’étude des pratiques d’enseignement reconnues comme efficaces. Forte d’une expérience comme enseignante au secondaire et conseillère pédagogique, elle s’intéresse aux conditions favorisant l’apprentissage, la pratique réflexive et le jugement professionnel en contexte scolaire. Ses recherches adoptent une perspective à la fois scientifique et ancrée dans les réalités du terrain.

Myriam Girouard-Gagné (UQTR)

Myriam Girouard-Gagné est professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières en évaluation inclusive et différenciée en soutien aux apprentissages. Son programme de recherche s’articule autour des pratiques évaluatives mettant de l’avant une approche inclusive et différenciée, de leurs retombées sur la réussite et le bienêtre des personnes apprenantes, et des processus de développement professionnel favorisant l’amélioration des pratiques évaluatives actuelles. Son parcours professionnel, combinant des expériences comme chargée de cours, conseillère pédagogique, professionnelle de recherche et enseignante au primaire, nourrit une approche ancrée dans les réalités du terrain et soutient la mise en œuvre de pratiques inclusives cohérentes et transférables.

Raoul Kamga Kouamkam (UQAM)

David Lefrançois (UQO)

David Lefrançois est professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais et chercheur au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante. Docteur en philosophie politique, il s’intéresse au développement de la pensée critique dans l’enseignement de l’histoire ainsi qu’en éducation civique, financière et juridique, de même qu’à l’intégration du numérique en sciences humaines et sociales. Il pilote une recherche sur l’usage d’enjeux financiers controversés au secondaire, dans le cadre de l’éducation financière. Il est aussi directeur de la Revue des sciences de l’éducation.   

Mylène Leroux (UQO)

Mylène Leroux est professeure titulaire en formation pratique à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et chercheuse régulière au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE). Elle est actuellement responsable du programme de doctorat à l’UQO.

Enseignante du préscolaire et du primaire de formation, elle a développé ces 20 dernières années une expertise au sujet du développement professionnel des enseignant·e·s (en particulier la formation pratique et l’insertion professionnelle) et de divers concepts relatifs à la psychologie positive (ex. : résilience, bienêtre, présence attentive, autocompassion).

Elle mène actuellement un projet de recherche-action dans plusieurs écoles pour aider des équipes à mieux soutenir l’insertion professionnelle des personnels scolaires débutants, notamment par la collaboration interprofessionnelle. La Pre Leroux collabore aussi à plusieurs projets de recherche de divers collègues au sujet de l’insertion professionnelle, du codéveloppement et de la santé mentale.

Nicole Monney (UQAC)

Nicole Monney est professeure titulaire au département des Sciences de l’Éducation à l’UQAC depuis 2012. Elle est chercheure associée au CRIRES et au CRRE. Depuis 2025, elle est cotitulaire de la Chaire de leadership en enseignement portant sur « L’évaluation des apprentissages à l’ère de l’IA par le biais de la coélaboration de connaissances (CLE-EVIACO) ».

Son expertise porte sur l’évaluation formative des apprentissages, sur la formation pratique des enseignants et sur les pratiques en gestion de classe dont, la planification des apprentissages.

Actuellement, elle dirige une recherche (CRSH-savoir) qui porte sur l’évaluation des apprentissages dans un contexte inclusif. Elle fait également partie du projet CRSH-Partenariat (Martine Peters, UQO) s’intéressant à la prévention du plagiat en milieu universitaire. La réflexion portée sur ces différents projets lui a permis de développer une expertise fine par rapport à l’évaluation des apprentissages.

Animation

Annie Charron

Annie Charron, Ph. D., est professeure titulaire en éducation préscolaire au Département de didactique de l’UQAM, où elle œuvre depuis 20 ans. Elle est titulaire de la Chaire stratégique sur la réussite éducative des enfants à l’éducation préscolaire. Ses travaux portent notamment sur la qualité des interactions, les pratiques enseignantes favorisant le développement du langage oral et écrit ainsi que la collaboration interprofessionnelle à l’éducation préscolaire. Ses recherches s’inscrivent principalement dans une approche de recherche-action visant à soutenir la transformation des pratiques professionnelles. Elle amorce actuellement sa troisième année à titre de directrice du programme de doctorat réseau en éducation.

Lun 13:3015:00

15:0015:30 : Collation

Collation

DS-1545

Une collation sera offerte aux personnes participantes et présentatrices dans le hall du pavillon J.-A.-DeSève.

Lun 15:0015:30

15:3017:30 : Ateliers

Les personnes étudiantes sont invitées à participer à l’atelier de leur choix parmi les options suivantes : «Ma vie, mon doc.» ou «Mon CV, ma carrière.» Les personnes professeures sont conviées à l’atelier «Ma tâche en trois actes.»

 

Ma vie, mon doc.

DS-1520

Cet atelier est réservé aux personnes étudiantes.

Description

Dans cet atelier, les personnes participantes auront la possibilité d’explorer leur parcours de doctorat et la gestion de leur bien-être. Les étudiantes et étudiants qui sont plus en début de parcours auront la possibilité de recevoir des exemples et des rétroactions de la part des personnes animatrices et participantes.

Animation

Cynthia Vincent

Cynthia Vincent (Ph. D.) est professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM où elle réalise ses travaux de recherche et son enseignement sur l’apprentissage au postsecondaire. Elle possède une formation interdisciplinaire et plusieurs années d’intervention en sexologie, psychologie et pédagogie de l’enseignement supérieur. Elle s’intéresse à la professionnalisation de la communauté académique, en particulier à la santé mentale et au bien-être de ses membres. 

Natacha Bérubé-Deschênes

Natacha est candidate au doctorat en éducation à l’Université du Québec à Montréal, coordonnatrice de recherche pour la Chaire de recherche du Canada sur les différences de genre à l’école (Isabelle Plante) et chargée de cours à l’Université de Sherbrooke. Son projet doctoral vise à établir un portrait de l’ennui scolaire vécu par les élèves doués au primaire et à différencier cette expérience de l’ennui selon leur douance et selon leur genre. Natacha participe également à l’organisation du présent colloque. 

Lun 15:3017:30

Mon CV, ma carrière.

DS-1525

Cet atelier est réservé aux personnes étudiantes.

Description

Vers la fin du parcours, il est temps de penser à suite et de préparer son dossier. Quelles sont les éléments importants auxquels penser? Comment est-il possible de mettre en valeur nos activités? Faut-il les présenter différemment si l’on vise une carrière universitaire ou hors de l’université?

Animation

Julie Lachapelle

Julie Lachapelle, Ph. D., est professeure au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Dans le cadre de projets financés par le FRQSC et le CRSH, ses travaux de recherche portent sur les pratiques enseignantes en matière d’émergence de l’écrit, le développement langagier en contexte d’immersion française, l’engagement des enfants ainsi que la valorisation du personnel scolaire à l’éducation préscolaire. Elle contribue également à la rédaction d’ouvrages didactiques portant sur l’éducation préscolaire et destinés aux étudiant·es en formation initiale à l’enseignement. Elle participe aussi à l’organisation du présent colloque.

Laury Bédard

Laury Bédard est doctorante en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est également chargée de cours à l’UQAM et à l’Université TÉLUQ, et cumule plus de vingt ans d’expérience en milieu scolaire, principalement en conseillance pédagogique. Durant sa thèse, inscrite dans une méthodologie de recherche-développement, elle a élaboré un dispositif de développement professionnel à distance visant l’amélioration de la compétence numérique du personnel enseignant. Ses intérêts de recherche portent sur les dispositifs de développement professionnel, les approches critiques du numérique, l’accompagnement réflexif des personnes enseignantes et la valorisation du personnel scolaire. Elle participe également à l’organisation du présent colloque.

Lun 15:3017:30

Ma tâche en trois actes.

DS-1540

Cet atelier est réservé aux personnes professeures.

Description

Sous le format World Café, les personnes professeures partagent des idées qui ont amélioré différents aspects de leur vie professorale. Chaque table portera sur l’un des thèmes suivants :

  • Enseignement et évaluation
  • Encadrement aux cycles supérieurs
  • Diffusion de la recherche et mobilisation des connaissances
  • Services à la collectivité à l’externe

Animation

Annie Charron

Annie Charron, Ph. D., est professeure titulaire en éducation préscolaire au Département de didactique de l’UQAM, où elle œuvre depuis 20 ans. Elle est titulaire de la Chaire stratégique sur la réussite éducative des enfants à l’éducation préscolaire. Ses travaux portent notamment sur la qualité des interactions, les pratiques enseignantes favorisant le développement du langage oral et écrit ainsi que la collaboration interprofessionnelle à l’éducation préscolaire. Ses recherches s’inscrivent principalement dans une approche de recherche-action visant à soutenir la transformation des pratiques professionnelles. Elle amorce actuellement sa troisième année à titre de directrice du programme de doctorat réseau en éducation.

Geneviève Messier

Geneviève Messier est professeure titulaire au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse aux théories, aux modèles et aux concepts associés à la didactique, mais aussi au développement des compétences professionnelles des futures personnes enseignantes. Elle a réalisé des recherches dans les champs de la littératie universitaire, de la formation pratique et de la didactique de l’oral. Elle est chercheuse régulière au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et directrice de l’Équipe RUSE (Réfléchir pour un Usage diversifié de Stratégies d’Enseignement).

Lun 15:3017:30

17:3019:30 : Cocktail

Cocktail de bienvenue

D-R200

Un cocktail sera servi aux personnes participantes et présentatrices.

Lun 17:3019:30

Mardi 18 Août 2026

08:0009:00 : Accueil

Accueil et inscription

DS-R500

Les personnes participantes et présentatrices sont invitées à se rendre au hall du pavillon J.-A.-DeSève (DS-R500) pour récupérer leur cocarde.

Mar 08:0009:00

09:0011:45 : Communications (bloc 1)

Les communications se dérouleront selon la formule suivante :

  • Communication 1 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • Communication 2 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • Communication 3 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • PAUSE 15 minutes
  • Communication 4 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • Communication 5 (le cas échéant, 20 minutes)
  • Échanges et clôture (10 minutes)

Les salles seront présidées par les duos suivants :

  • Axe 1 – DS-1520 : Natacha Bérubé-Deschênes et Laura Soulat
  • Axe 2 – DS-1525 : Geneviève Messier et Eve-Lyne Leclerc
  • Axe 3 – DS-1540 : Nicole Monney et Floriane Binette-Laporte

09:0009:20 : Communication 1

Proposition d’un cadre d’analyse critique pour évaluer les usages pédagogiques du numérique

Alain Stockless, Laury Bédard, Raoul Kamga et Stéphane Villeneuve (UQAM)DS-1520

Le numérique en éducation entraine des enjeux importants, autant sur ses possibilités pédagogiques que sur des considérations sociales, politiques, éthiques, économiques ou techniques.  De plus, son caractère transversal incite tout le monde à donner son avis, souvent polarisé, peu nuancé ou difficile à généraliser. Par conséquemment, on observe des discours technocentristes qui font la promotion du numérique (Bédard et al., accepté) tandis que d’autres sont davantage critiques. Les retombées positives du numérique sont mitigées (UNESCO, 2023), mais, d’un autre côté, les personnes qui critiquent son utilisation n’ont pas réussi à démontrer que l’apprentissage sans le numérique était préférable. Or, il est pertinent de développer la compétence numérique du personnel enseignant, notamment en adoptant une posture critique et réflexive afin de favoriser des usages pédagogiques du numérique réfléchi. L’objectif de cette communication est de proposer un cadre d’analyse critique pour évaluer les usages pédagogiques du numérique. Dans un premier temps, un état des lieux historiques, une analyse critique de la compétence numérique en fonction des écrits scientifiques et les résultats d’un outil d’évaluation des usages pédagogiques du numérique (Stockless et al., 2022) sont présentés. Ensuite, un cadre de réflexion critique est présenté et discuté pour favoriser l’utilisation pédagogique du numérique.

Alain Stockless est professeur au département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Il intervient en pédagogie universitaire, notamment dans le cadre d’un programme court de 3e cycle en enseignement supérieur. Ses travaux de recherche portent sur le numérique en éducation et il est impliqué dans plusieurs projets qui touchent l’équité diversité et l’inclusion en enseignement supérieur. Il s’intéresse aux recherches participatives et à l’approche méthodologique Design-Based Research. Directeur du laboratoire de recherches sur l’innovation pédagogique et l’apprentissage en enseignement supérieur (RELIA), il est aussi membre de l’équipe de recherche sur le numérique (ENUMED) de l'Observatoire interuniversitaire sur les pratiques innovantes d'évaluation des apprentissages (OPIÉVA). Laury Bédard est doctorante en éducation à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est également chargée de cours à l'UQAM et à l'Université TÉLUQ, et cumule plus de vingt ans d'expérience en milieu scolaire, principalement en conseillance pédagogique. Durant sa thèse, inscrite dans une méthodologie de recherche-développement, elle a élaboré un dispositif de développement professionnel à distance visant l'amélioration de la compétence numérique du personnel enseignant. Ses intérêts de recherche portent sur les dispositifs de développement professionnel, les approches critiques du numérique, l'accompagnement réflexif des personnes enseignantes et la valorisation du personnel scolaire. Elle participe également à l'organisation du présent colloque.
Mar 09:0009:20
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
cadre de réflexion critique, compétence numérique, développement professionnel, personnel enseignant, usages pédagogiques du numérique

Soutenir l’insertion professionnelle des enseignants d’histoire au secondaire : oui, mais comment ?

Arianne Dufour (UQAC)DS-1525

Au Québec, la question de la pénurie d’enseignants soulève actuellement de nombreuses inquiétudes, tant pour la qualité de l’éducation qu’en raison de l’augmentation des abandons dans la dernière décennie (Leduc, 2025; Marquis, 2025). Parmi les facteurs qui contribuent à accentuer ce phénomène, le décrochage précoce des enseignants en début de carrière retient l’attention (Centrale des Syndicats du Québec, 2025). Cette réalité met en lumière l’importance cruciale de soutenir la persévérance des enseignants débutants (Desmeules et Hamel, 2017). Cette communication s’intéresse plus particulièrement aux enseignants d’histoire de 3e et 4e secondaire, dont la pratique s’inscrit dans un champ disciplinaire qui présente des défis particuliers. L’enseignement de l’histoire s’accompagne en effet de tensions liées aux finalités identitaires et critiques de la discipline, ce qui accentue la complexité du parcours d’insertion pour les enseignants débutants (Moisan et Saussez, 2019). Afin d’améliorer les connaissances sur l’insertion professionnelle (IP) de ces enseignants, nous souhaitons présenter les réflexions découlant de la rédaction de notre problématique de thèse. Plus précisément, nous souhaitons : 1) faire le point sur l’état du décrochage précoce en général au Québec; 2) discuter des conditions favorables dans les différentes formes de soutien à l’IP; 3) présenter le potentiel du codéveloppement pour favoriser la persévérance des enseignants d’histoire du 2e cycle du secondaire en IP.

Arianne Dufour est étudiante au doctorat en éducation et chargée de cours en didactique de l’univers social à l'Université du Québec à Chicoutimi. Ses intérêts de recherche portent principalement sur l’insertion professionnelle des enseignants, le développement professionnel, la collaboration entre pairs ainsi que l’enseignement et l’apprentissage de l’histoire au secondaire. Son projet de recherche s’intéresse plus particulièrement au soutien offert aux enseignants d’histoire débutants et au potentiel du codéveloppement professionnel dans leur parcours d’insertion. Son expérience en enseignement au secondaire nourrit une réflexion constante sur les liens potentiels entre la recherche et la pratique.
Mar 09:0009:20
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
décrochage enseignant, enseignement de l’histoire, insertion professionnelle, persévérance

À quelles conditions peut-on s’engager et adopter une posture critique dans les recherches en science de l’éducation ? 

Jonathan Martel (UQAM)DS-1540

Sur le plan historique, la recherche qualitative prend ses origines dans un contexte de critique sociale et dans des enquêtes auprès de populations que l’analyse statistique ne permettait pas de mettre en évidence (Anadon, 2006). Les méthodes développées, notamment par l’ethnographie, permettent de proposer une description fine de la réalité sociale vécue par des personnes et des groupes marginalisés. Toutefois, plusieurs ont critiqué l’absence de visée émancipatrice de ces perspectives et le manque de réflexions théoriques issues de ces travaux (Gérin-Lajoie, 2006; Thomas, 1993). Notre communication propose une analyse épistémologique et méthodologique de l’ethnographie critique (Carspecken, 2013). Cette approche allie la précision des descriptions émanant du travail de terrain de l’ethnographie à la portée épistémique des théories critiques afin de favoriser des changements sociaux et de soutenir l’émancipation des personnes (Gérin-Lajoie, 2006). L’analyse proposée repose sur l’étude d’une enquête mobilisant cette approche réalisée dans un établissement d’enseignement collégial. D’abord, nous présenterons brièvement le cas. Ensuite, nous aborderons trois aspects clés : l’engagement de l’ethnographe sur le terrain, la négociation des postures (Girouard-Gagné et al., 2024) et le travail interprétatif. Finalement, nous présenterons les pièges à éviter et les limites de l’approche.

Jonathan Martel est professeur au Département d’éducation et formation spécialisées de l’Université du Québec à Montréal. Il développe actuellement une programmation de recherche autour du rôle des établissements d’enseignement collégial comme institution de justice sociale. De manière générale, ses intérêts de recherche croisent éducation des adultes, formation collégiale, biographies éducatives et s’inscrivent dans une perspective critique. Il est actuellement chercheur principal à l’Observatoire de recherche sur le collégial et la formation technique (OCFT) et responsable de l’animation scientifique du Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur l’enseignement supérieur (LIRES). Il participe également à l'organisation du présent colloque.
Mar 09:0009:20
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
ethnographie critique, méthodologie, posture critique, théorie critique

09:3009:50 : Communication 2

Compétences numériques et bien-être psychologique au travail des directions d’établissement d’enseignement

Ulrich Ghislain Lekomo Ayemele (UQTR), Bianca B-Lamoureux (TÉLUQ) et Alain Huot (UQTR)DS-1520

Dans un contexte où les exigences professionnelles des directions d’établissement d’enseignement (DÉE) s’intensifient en raison de la complexification du rôle, de l’augmentation de la charge de travail (Lapointe et al., 2021) et des responsabilités numériques croissantes (Pollock et Hauseman, 2019), leur bien-être psychologique au travail (BEPT) apparaît fragilisé (Marsh et al., 2023). Le modèle Job Demands–Resources (Bakker et Demerouti, 2007) constitue un cadre pertinent pour analyser comment ces exigences peuvent être compensées par des ressources professionnelles, parmi lesquelles les compétences numériques (IsaBelle et al., 2012). S’appuyant sur le modèle du BEPT proposé par Dagenais-Desmarais et Savoie (2010), cette communication présente une recherche doctorale visant à examiner, au moyen d’un devis mixte explicatif séquentiel (Creswell, 2012), la relation entre les exigences professionnelles et le BEPT des DÉE, en considérant les compétences numériques comme une ressource susceptible de soutenir leur BEPT. Elle vise également à explorer, du point de vue des DÉE, la manière dont les exigences professionnelles et leurs compétences numériques influencent leur expérience du BEPT. Cette étude permettra de documenter empiriquement comment les compétences numériques peuvent soutenir le BEPT et éclairer les pratiques de formation, d’accompagnement et de gouvernance dans une perspective de prévention du mal-être.

Ulrich Lekomo est doctorant en éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Il est chargé de cours au Département des sciences de l’éducation de l’UQTR. Il est également membre étudiant du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE), du Groupe de recherche et d’intervention sur l’organisation du travail des directions d’établissement d’enseignement (GRIDE) ainsi que de l’Association pour le développement de l’enseignement et de la recherche en administration de l’éducation (ADERAÉ), où il agit à titre de vice-président aux communications. Ses intérêts de recherche portent principalement sur le bien-être psychologique au travail des directions, les compétences numériques des gestionnaires scolaires, la formation continue.
Mar 09:3009:50
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
bien-être psychologique au travail, compétences numériques, direction d’établissement d’enseignement, exigences professionnelles

Synthèse d’un projet de recherche doctorale sur les effets d’une gestion de la classe responsabilisante

Nathalie Di Mambro, Mélanie Dumouchel et Isabelle Plante (UQAM)DS-1525

La gestion de la classe constitue l’un des facteurs centraux de l’enseignement pour assurer le bon fonctionnement de la classe. La plupart des modèles actuels en gestion de la classe prennent principalement appui sur la personne enseignante et proposent diverses pratiques visant à soutenir ou à contraindre le comportement des élèves. Dans les dernières années, plusieurs stratégies alternatives davantage centrées sur les élèves ont été documentées : la participation des élèves et leur implication dans la classe, la reconnaissance de leur pouvoir de décision, leur relation avec la personne enseignante, le développement de leur autonomie ainsi que leur responsabilité face à leurs apprentissages. En s’appuyant sur ces données, un nouveau modèle de gestion de la classe a été proposé pour intégrer l’ensemble de ces éléments : la gestion de la classe responsabilisante. Malgré l’aspect prometteur de ce modèle, sa valeur scientifique reste à documenter, ce à quoi la présente recherche doctorale entend contribuer. Cette communication présentera la synthèse de ce projet, fondé sur un devis expérimental, qui cherche à mesurer les effets d’une gestion de la classe responsabilisante sur la réussite éducative et la motivation des élèves.

Nathalie Di Mambro est doctorante à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a enseigné pendant plusieurs années au primaire dans diverses écoles montréalaises avant de compléter une maîtrise en éducation à l’UQAM. Elle est actuellement chargée de cours et assistante de recherche à l’UQAM. Ses intérêts de recherche portent principalement sur la gestion de la classe, le processus de responsabilisation, la motivation des élèves ainsi que leur réussite éducative.
Mar 09:3009:50
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
devis expérimental, gestion de la classe, motivation scolaire, responsabilisation, réussite éducative

Transformer l’éducation par la négociation : l’expérience de Wemotaci entre décision politique et réalités éducatives

Pascal S. Quoquochi (Collaborateur UQAT) et Emilie Deschênes (UQAT)DS-1540

Dans plusieurs milieux éducatifs, les transformations structurelles sont souvent pensées à partir de politiques publiques ou de résultats de recherche. Plus rarement sont-elles observées au moment même où elles se construisent, dans l’espace incertain de la négociation politique et institutionnelle. Cette communication propose un regard ancré dans l’expérience terrain de la communauté atikamekw de Wemotaci, engagée dans une démarche de négociation d’autonomie gouvernementale en éducation. Elle met en lumière les dynamiques concrètes par lesquelles une communauté tente de redéfinir ses rapports aux encadrements existants afin de reprendre une capacité d’agir sur son système éducatif. À partir de situations vécues — négociation de responsabilités, structuration de nouvelles institutions, traduction de visions collectives — la présentation montrera comment la transformation éducative se joue simultanément sur les plans politique, organisationnel et opérationnel. Plutôt que de présenter un modèle ou des résultats, il s’agira de partager des apprentissages issus d’un processus en cours : tensions entre cadres imposés et aspirations locales, ajustements nécessaires pour rendre possible l’exercice de nouvelles responsabilités, et effets immédiats sur les pratiques éducatives. L’expérience de Wemotaci permettra de réfléchir au rôle des démarches politiques locales comme moteurs de transformation éducative, en amont même de toute réforme formelle des systèmes.

Pascal S. Quoquochi est un Atikamekw de la communauté de Wemotaci, en Haute-Mauricie. Après des études universitaires en composition musicale et en enseignement, il a enseigné la musique pendant 14 ans avant de diriger l'École secondaire Nikanik durant 10 ans. Il occupe aujourd'hui le poste de directeur de l'Éducation et de la Formation de sa communauté, où il œuvre au développement d'un système éducatif ancré dans la culture, la langue et les réalités de la nation Atikamekw Nehirowisiw. Reconnu pour son leadership mobilisateur et sa gestion humaine et structurée, il consacre son travail à la décolonisation et à l'autochtonisation de l'éducation ainsi qu'au renforcement de l'autodétermination de sa communauté. Depuis 2022, il siège au comité de négociation interne de Wemotaci chargé de l'élaboration d'une entente de gouvernance en éducation avec le gouvernement du Canada.
Mar 09:3009:50
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
autonomie éducative, gouvernance locale, négociation politique, transformation

10:0010:20 : Communication 3

L’oral au secondaire québécois : regards d’élèves de 14 à 18 ans sur leurs besoins et sur les pratiques actuelles

Christian Dumais et Karine Desrochers (UQTR)DS-1520

Au Québec, plusieurs études récentes se sont intéressées à la description des pratiques d’enseignement et d’évaluation de l’oral au primaire (entre autres Sénéchal, 2022; Soucy, 2023), tandis qu’une minorité s’est penchée sur celles mises en place au secondaire (Dumais et al., 2023). Par ailleurs, la plupart de ces travaux ont privilégié le point de vue des personnes enseignantes, offrant peu d’éclairage sur ce que pensent les élèves. La dernière étude documentant le point de vue des élèves du secondaire québécois remonte à plus de 15 ans (Lafontaine et Messier, 2009). Il semble essentiel d’actualiser ce portrait, car des données récentes indiquent que les besoins des élèves du secondaire liés à l’oral auraient évolué au cours des dernières années, notamment sous l’effet de la pandémie de COVID-19 (Dumais et al., 2023). Cette situation soulève la question suivante : Que pensent les élèves du secondaire québécois de l’oral, de son enseignement et de son évaluation? Pour y répondre, nous avons mené une recherche par méthodes mixtes mobilisant un devis séquentiel explicatif (Creswell et Plano Clark, 2018). Cette communication présentera une partie des résultats de la phase quantitative obtenus à partir d’un questionnaire administré à 1188 élèves du deuxième cycle du secondaire.

Christian Dumais, Ph. D., est professeur titulaire de didactique du français à l’Université du Québec à Trois-Rivières et directeur de comité de programmes de premier cycle en éducation préscolaire et petite enfance. Ses champs d’intérêt professionnels concernent le développement des compétences en littératie, la didactique de l’oral, les apports du jeu de faire semblant à l’éducation préscolaire et au premier cycle du primaire, le développement du langage des enfants de 4 ans et 5 ans ainsi que la compétence à communiquer oralement du personnel scolaire. Il est membre de différents groupes de recherche, dont le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE), le LUDIF et RÉPI.
Mar 10:0010:20
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
élèves, enseignement, évaluation, oral, questionnaire

Contribution de dispositifs hybrides de formation au changement de pratiques des personnes enseignantes en formation continue

Jérôme Train  (UQO), Mylène Leroux (UQO) et Stéphane Allaire (UQAC)DS-1525

La formation continue, composante du développement professionnel (Uwamariya et Mukamurera, 2005), est un élément essentiel pour la profession enseignante (Boulay et al., 2023). Ses modalités peuvent être proposées en présence, à distance ou de manière hybride (Gaudreau et al., 2021). Un dispositif hybride de formation (Burton et al., 2011) est composé de parties en présence et à distance et intègre des technologies soutenant l’enseignement et l’apprentissage (Charlier et al., 2006). Les dispositifs hybrides, qui se développent (Perry et al., 2021), sont étudiés dans l’enseignement supérieur (Deschryver et Charlier, 2012 ; Burton et al., 2025) et le sont aussi en formation continue des enseignant‧es (Perry et al., 2021), mais encore peu (Zagouras, 2022). En l’état actuel de notre revue des écrits, l’étude de ces dispositifs, en termes de changement de pratiques des personnes enseignantes du primaire et du secondaire au Québec, semble être une voie intéressante à investiguer. Ainsi, cette communication a pour objectif de présenter la recension des écrits réalisée dans le cadre de ce projet doctoral en cours, la démarche utilisée, ce qui en est ressorti et qui a conduit à la question et aux objectifs de recherche.

Jérôme Train est titulaire de deux masters en sciences de l’éducation. Il est actuellement étudiant international au doctorat en éducation à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), assistant de recherche, chargé de cours et membre étudiant du CRIPE. Il a été successivement enseignant au primaire, référent numérique et conseiller pédagogique. Il a œuvré à la formation continue des personnes enseignantes en les accompagnant, en développant et en adaptant des dispositifs de formation en présence, à distance et hybrides. Ainsi, son projet doctoral porte sur les engagements de changements de pratiques des personnes enseignantes au primaire ayant participé à une formation hybride dans le cadre de leur développement professionnel.
Mar 10:0010:20
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
changement de pratiques, développement professionnel, dispositif hybride de formation, formation continue, personnes enseignantes du primaire et du secondaire

40 ans de déploiements numériques en éducation au Québec : du technocentrisme aux approches postdigitales

Laury Bédard (UQAM), Alain Stockless (UQAM) et Isabelle Savard (TÉLUQ)DS-1540

Depuis les années 1980, le Québec a connu plusieurs cycles de déploiements numériques en éducation, dont les retombées se sont avérées souvent en deçà des ambitions initiales. Cette communication propose une analyse de ces cycles afin d’en dégager les dynamiques récurrentes. Le problème central que nous examinons réside dans la persistance d’une logique technocentrée (Papert, 1987; Ross et Alsayegh, 2023) dans laquelle les équipements précèdent systématiquement la pédagogie, la gouvernance demeure descendante et hiérarchisée, et des indicateurs de performance quantitatifs tendent à masquer une fracture persistante au regard de la compétence numérique du personnel enseignant et de ses élèves. En mobilisant une analyse historique des plans ministériels déployés de 1985 à 2024, ainsi que le bilan évaluatif du dernier Plan d’action numérique au Québec (MEQ, 2024), la communication examine comment ces mécanismes reproduisent les mêmes écueils structurels depuis quarante ans. Les approches postdigitales (Fawns et al., 2023 ; Jandrić et al., 2018; Örtegren, 2024) constituent un cadre conceptuel nous permettant de proposer des pistes de réflexion ancrées dans les maillages entre humains, technologies et contextes. Briser ces cycles suppose de recentrer les déploiements sur la cohérence pédagogique, l’agentivité des personnes enseignantes et une gouvernance numérique véritablement partagée.

Laury Bédard est doctorante en éducation à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est également chargée de cours à l'UQAM et à l'Université TÉLUQ, et cumule plus de vingt ans d'expérience en milieu scolaire, principalement en conseillance pédagogique. Durant sa thèse, inscrite dans une méthodologie de recherche-développement, elle a élaboré un dispositif de développement professionnel à distance visant l'amélioration de la compétence numérique du personnel enseignant. Ses intérêts de recherche portent sur les dispositifs de développement professionnel, les approches critiques du numérique, l'accompagnement réflexif des personnes enseignantes et la valorisation du personnel scolaire. Elle participe également à l'organisation du présent colloque. Alain Stockless est professeur au département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Il intervient en pédagogie universitaire, notamment dans le cadre d’un programme court de 3e cycle en enseignement supérieur. Ses travaux de recherche portent sur le numérique en éducation et il est impliqué dans plusieurs projets qui touchent l’équité diversité et l’inclusion en enseignement supérieur. Il s’intéresse aux recherches participatives et à l’approche méthodologique Design-Based Research. Directeur du laboratoire de recherches sur l’innovation pédagogique et l’apprentissage en enseignement supérieur (RELIA), il est aussi membre de l’équipe de recherche sur le numérique (ENUMED) de l'Observatoire interuniversitaire sur les pratiques innovantes d'évaluation des apprentissages (OPIÉVA).
Mar 10:0010:20
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
compétence numérique, déploiements numériques, postdigital, technocentrisme

10:3010:45 : Pause

Pause (15 minutes)

 

10:4511:05 : Communication 4

Étude de la compréhension du rendement de conversion des cellules solaires chez les personnes étudiantes en génie électrique et électronique

Razika Zair Tala-Ighil (UQO), Nathalie Silvia Anwandar-Cuellar (UQO) et Geneviève Allaire-Duquette (UdeM)DS-1520

Les énergies renouvelables sont une alternative aux énergies fossiles en déclin (Vernier, 2017). Cependant, pour assurer une transition énergétique réussie, il faudrait surmonter des obstacles technologiques, économiques, institutionnels et socioculturels (Lucas et al., 2018). L’obstacle socioculturel repose sur la méconnaissance de la société des bienfaits des énergies renouvelables que l’éducation (formelle, populaire, formation) permettrait de surmonter (Horváth et Szabo, 2018). Les notions plus approfondies étant abordées à l’université, nous nous concentrons sur l’énergie solaire et sur sa composante de base, la cellule solaire et son rendement de conversion (International Renewable Energy Agency 2025, mars). De plus, la cellule solaire a considérablement progressé et est devenue pluridisciplinaire en STIM (Science, Technologie, Ingénierie, Mathématiques) (Septiyanto et Prima, 2024). Nous répondrons à la question de recherche : comment les personnes étudiantes en génie électrique et électronique au Québec comprennent-elles le rendement de conversion des cellules solaires? Nous allons nous appuyer sur les travaux de Duval (1993) et Vergnaud (1990) pour la didactique des mathématiques et sur le triangle de Johnstone (1991) pour la didactique des sciences. Cette recherche générera des données empiriques sur la compréhension du rendement (un concept intégrateur STIM) et permettra aux futurs ingénieur·es de concevoir des installations solaires efficaces (Alfalih, 2025).

Razika Zair Tala-Ighil est doctorante en éducation à l’Université du Québec en Outaouais et membre de l’Équipe de Recherche en Éducation Scientifique et Technologique (EREST). Elle est aussi titulaire d’un doctorat en physique des matériaux. Elle a été professeure de physique à l’université et chercheuse. Ses intérêts de recherche actuels portent principalement sur la compréhension des énergies renouvelables chez les personnes étudiantes universitaires.
Mar 10:4511:05
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
cellules solaires, compréhension, énergie renouvelable, rendement de conversion, STIM

Crise de l’école québécoise vs crise de la culture occidentale et vice versa

François Pageau (UQTR), Stéphane Martineau (UQTR) et Mathilde Cambron-Goulet (UQAM)DS-1540

En 2004, Simard reconnaissait que Platon a fondé les finalités de l’éducation et de la pédagogie occidentale sur des repères métaphysiques idéaux que sont le bien (théologique), le beau (esthétique) et le vrai (scientifique) (Canto-Sperber, 2022; Gauthier et Tardif, 1996; Hadot, 2005; Platon, Rép. : VI, 508 b – e; VII, 514 a – 519 e). Depuis le milieu du XXe siècle, des philosophes comme Nietzsche, Heidegger, Derrida, Vattimo et Simard ont remis en question ces repères métaphysiques pour les remplacer par un « perspectivisme » nihiliste de l’existence (Grondin, 2022; Leroux, 2022). Par conséquent, ceci a affecté les fondements de l’éducation occidentale, tant sur le plan des repères que sur celui de l’épistémologie et de son ingénierie (De Koninck 2000, 2010; Nepton, 2025; Simard, 2004, 2017). À cet égard, les différentes finalités de l’école québécoise actuelle (instruire, qualifier, socialiser) s’éloignent substantiellement des idéaux de Platon parce qu’elles ne sont pas arrimées à des repères métaphysiques à atteindre. Dans quelle direction faut-il instruire, socialiser, qualifier ? Difficile pour les enseignant.e.s de le savoir. Mon projet consiste à proposer d’utiliser « l’herméneutique philosophique » de l’existence de Gadamer (1960, 1996), pour préciser les repères métaphysiques qui visent les finalités actuelles de l’école québécoise, en utilisant une méthodologie qui est celle de la recherche théorique (Martineau et al., 2001), complémentaire aux sciences de l’éducation.

François Pageau a un parcours professionnel de chercheur plutôt atypique. Lors de ses études en philosophie à l’Université de Montréal (baccalauréat, maitrise), il a intégré un groupe de recherche interdisciplinaire (philosophie, littérature comparée et psychanalyse) qui avait pour thème “tragique et tragédie dans la tradition occidentale.” Il a enseigné la philosophie au cégep pendant une dizaine d’années avant de s’investir dans la gestion d’organismes communautaires pour les personnes en situation de handicap. Depuis quelques années, il a décidé de faire de la suppléance au Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) et de finaliser une maîtrise qualifiante (ÉCR/CCQ). Actuellement, il est doctorant en philosophie de l’éducation à l’UQTR.
Mar 10:4511:05
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
crise de l’école québécoise, crise de la culture occidentale, philosophie de l’éducation

11:1511:35 : Communication 5

Le temps universel en contexte d’examen collégial : effets sur l’anxiété évaluative et la réussite

Myriam Girouard-Gagné, Audrey Lachance et Stéphanie Lavigne (UQTR)DS-1520

La multiplication des demandes d’accommodements individuels en contexte d’évaluation soulève des enjeux croissants d’équité et de faisabilité dans les établissements collégiaux (Holmes et Silvestri, 2019; Larose et al., 2024). Pour répondre à ces enjeux, l’une des mesures envisagées est le temps universel qui consiste à accorder un temps supplémentaire à l’ensemble des personnes étudiantes lors d’examens. Or, cette mesure suscite des débats (Goudreault, 2025; Morissette, 2025), tout en demeurant peu documentée empiriquement, notamment au Québec (Duncan et Purcell, 2019; Holmes et Silvestri, 2019). Cette communication présente un projet de recherche mené en partenariat avec le CRISPESH visant à évaluer les effets du temps universel lors d’examens certificatifs en contexte collégial. À partir d’un devis pré-post comparant deux conditions d’évaluation (temps ordinaire et temps universel), des données sont recueillies auprès de 173 personnes étudiantes dans quatre cégeps. Cette communication se concentre spécifiquement sur des résultats quantitatifs préliminaires relatifs à l’anxiété évaluative. Ces résultats permettent d’examiner dans quelle mesure le temps universel est associé à l’anxiété évaluative rapportée et à une expérience d’évaluation perçue comme plus juste par les personnes étudiantes.  En mettant en lumière le potentiel d’une approche préventive et universelle en évaluation, cette communication vise à nourrir la réflexion sur les pratiques évaluatives au collégial favorisant à la fois la réussite, l’équité et la santé mentale étudiante. 

Myriam Girouard-Gagné est professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières en évaluation inclusive et différenciée en soutien aux apprentissages. Son programme de recherche s’articule autour des pratiques évaluatives mettant de l’avant une approche inclusive et différenciée, de leurs retombées sur la réussite et le bienêtre des personnes apprenantes, et des processus de développement professionnel favorisant l’amélioration des pratiques évaluatives actuelles. Son parcours professionnel, combinant des expériences comme chargée de cours, conseillère pédagogique, professionnelle de recherche et enseignante au primaire, nourrit une approche ancrée dans les réalités du terrain et soutient la mise en œuvre de pratiques inclusives cohérentes et transférables. Audrey Lachance est doctorante, chargée de cours et auxiliaire de recherche en sciences de l’éducation à l’UQTR. Elle s’intéresse à l’inclusion scolaire, à l’évaluation des apprentissages et à la prise en compte de la voix des élèves dans la recherche. Issue du domaine d’administration de la santé, Stéphanie Lavigne est étudiante au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire. Elle fait ses débuts en recherche sous la supervision de Pre Girouard-Gagné depuis quelques mois comme auxiliaire de recherche.
Mar 11:1511:35
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
accommodements, cégep, examens, réussite, temps universel

Étude des liens entre la posture d’évaluateur et l’usage de la présentation devant jury dans le cadre d’atelier en architecture

Vincent Perron, Diane Leduc et Carlo Carbone (UQAM)DS-1540

Résumé : La communication présentera la problématique, le cadre théorique et la méthodologie de mon projet doctoral. Dans les écoles d’architecture, l’atelier, un cours basé sur la pédagogie par projet, devient la norme en Amérique du Nord autour des années 1950 (Ockman et Williamson, 2012). Dans ces cours, les étudiants développent des compétences en créant un projet qui répond aux contraintes prédéterminées par l’enseignant se concluant par une présentation devant jury (Al Maani et Roberts, 2023; Ferreira, 2018; Walsche, 2018). Malgré une certaine évolution du modèle d’enseignement, l’héritage de la transmission du maître vers l’apprenti est toujours présent dans l’usage traditionnel de la présentation devant jury (Webster, 2005). C’est à travers l’échange entre le jury, les étudiants et l’enseignant que les valeurs et les objectifs d’apprentissage émergent (Helmersen et Silberberger, 2024). La présentation finale devant jury permet donc de comprendre et de documenter les intentions de l’enseignant qui sont souvent basées sur ses intuitions (Helmersen, 2022). L’activité d’évaluation est en elle-même un reflet de la posture d’enseignement et d’évaluation de l’enseignant (Efilti et Gemez, 2021; Jorro, 2016). Mon projet doctoral sera une étude de cas (Stake, 2006) observant la posture (Acker, 2017; Jorro, 2016) de trois enseignants dans les trois écoles d’architecture du Québec et leur usage de la présentation devant jury. L’analyse des liens entre la présentation devant jury et la posture des enseignants permettra de comprendre la culture d’évaluation en atelier d’architecture.

Vincent Perron est doctorant en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Durant sa formation, une technique en architecture à Lévis, un Baccalauréat en design de l'environnement à l'UQAM et une maîtrise en architecture à UBC, Vincent s'est développé une passion pour l’enseignement de l’architecture. Il est professeur au cégep de Saint-Laurent depuis 2022 et chargé de cours à l’École de Design depuis 2025. Sa pratique de recherche porte sur l’enseignement de l’architecture, l’évaluation par jury et la posture d’évaluateur. Il est membre de l’observation de l’Opieva, du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et assistant de recherche pour le laboratoire pre[FABRICA]tions avec Carlo Carbone.
Mar 11:1511:35
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
culture de l’évaluation en atelier, enseignement supérieur, évaluation, pédagogie par projet, posture d’évaluation

11:4513:15 : Dîner

Diner (boite à lunch)

DS-1545

Une boîte à lunch sera offerte aux personnes participantes et présentatrices ayant commandé un repas lors de l’inscription.

Mar 11:4513:15

13:1515:15 : Ateliers

Les personnes étudiantes et les personnes professeures sont invitées à participer à l’atelier de leur choix parmi les options suivantes.

Ton comité, tes alliés.

DS-1520

Cet atelier est destiné aux personnes étudiantes et aux personnes professeures.

Description

Cet atelier permettra de démystifier la relation entre une personne étudiante et son comité de direction de recherche. Les questions suivantes seront abordées : Quelles peuvent être les attentes réciproques? Quelles sont les clés pour une relation réussie? Quels sont les différents types d’accompagnement?

Animation

Isabelle Plante

Isabelle Plante détient un baccalauréat en enseignement primaire et un doctorat en psychopédagogie de l’Université de Montréal, et a réalisé un stage postdoctoral en psychologie appliquée à l’Université de New York. Elle est maintenant professeure titulaire au Département de didactique de l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les différences de genre à l’école. Ses travaux portent sur les parcours scolaires différenciés des filles et des garçons et visent à mieux comprendre les mécanismes qui contribuent aux inégalités observées, afin de dégager des pistes d’intervention susceptibles de favoriser l’égalité des genres en matière de réussite scolaire et d’aspirations professionnelles. Elle s’intéresse également au rôle du système scolaire, notamment dans le contexte de l’école à trois vitesses, en examinant comment les caractéristiques des milieux scolaires, les pratiques éducatives et les facteurs psychologiques interagissent pour façonner les trajectoires des élèves.

Nathalie Di Mambro

Nathalie Di Mambro est doctorante à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a enseigné pendant plusieurs années au primaire dans diverses écoles montréalaises avant de compléter une maîtrise en éducation à l’UQAM. Elle est actuellement chargée de cours et assistante de recherche à l’UQAM. Ses intérêts de recherche portent principalement sur la gestion de la classe, le processus de responsabilisation, la motivation des élèves ainsi que leur réussite éducative.

Mar 13:1515:15

Ma santé mentale, mon épanouissement.

DS-1525

Cet atelier est destiné aux personnes étudiantes et aux personnes professeures.

Description

Cet atelier permettra d’aborder les enjeux relatifs à la santé mentale en milieu universitaire, en l’explorant sous les aspects relatifs à l’épanouissement personnel et professionnel. Il sera question, entre autres, de stratégies qui prennent en compte les facteurs de bienêtre au travail et les compétences socio-émotionnelles.

Animation

Nancy Goyette

Nancy Goyette, Ph. D., est professeure titulaire au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Chercheure régulière au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et chercheure impliquée dans la chaire partenariale sur l’apprentissage durable en contexte éducatif (CADENCE), elle est l’initiatrice d’un nouveau champ de recherche dans ce domaine, la psychopédagogie du bienêtre, qui étudie les effets de l’enseignement et de l’apprentissage du bien-être en contexte éducatif, afin que tous les individus développent leur plein potentiel tout en cultivant une santé mentale positive. Autrice de nombreux textes scientifiques et professionnels ainsi que conférencière internationale, elle est l’auteure du livre S’épanouir en contexte éducatif avec la psychopédagogie du bien-être, publié aux éditions Septembre.

Marie-Andrée Pelletier

Marie-Andrée Pelletier, Ph.D., est professeure titulaire en éducation préscolaire à l’Université TÉLUQ, où elle est responsable du programme court de 2e cycle en éducation préscolaire offert entièrement à distance. Elle est également professeure associée à l’Université Laval. Ancienne enseignante à l’éducation préscolaire et au primaire pendant près de 15 ans, ses recherches portent sur le développement des compétences socio-émotionnelles du personnel scolaire, le bienêtre au travail et les pratiques d’accompagnement en éducation préscolaire. Chercheuse régulière au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et membre de l’Équipe de recherche Réussite éducative et pédagogie inclusive (RÉPI), elle mène des recherches en partenariat avec les milieux éducatifs afin de soutenir le développement professionnel du personnel scolaire.

Mar 13:1515:15

Les dessous de l’édition.

DS-1540

Cet atelier est destiné aux personnes étudiantes et aux personnes professeures.

Description

Cet atelier permettra aux personnes participantes de mieux comprendre l’autre côté de la médaille de l’édition. Le fonctionnement de l’édition de la revue dans toute sa complexité sera abordé par des personnes éditrices de revues scientifiques en éducation.

Animation

Carla Barroso Da Costa

Professeure en mesure et évaluation au Département d’éducation et pédagogie depuis 2015, ses intérêts de recherche portent principalement sur les liens entre les évaluations à tâche complexe et l’autorégulation de l’apprentissage. Elle a dirigé la revue Mesure et évaluation en éducation de janvier 2021 à mai 2026. Elle est actuellement directrice de l’Unité de programme de premier cycle en éducation préscolaire et en enseignement primaire (ÉPEP) ainsi que responsable de la collection Mesure et évaluation aux Presses de l’Université du Québec.

Patrice Potvin

Patrice Potvin est professeur en didactique des sciences au Département de didactique de l’UQAM depuis 23 ans. Ancien enseignant de sciences au secondaire (7 ans), il a aussi participé à la conception de nombreux programmes éducatifs. Il dirige depuis 19 ans l’Équipe de recherche en éducation scientifique et technologique (EREST). Auteur de plus de 500 publications et communications scientifiques, il a aussi codirigé la Chaire de recherche sur l’intérêt des jeunes à l’égard des sciences et de la technologie (CRIJEST [5 ans]) et il est fondateur de la revue Didactique, créée en 2019. Depuis 2023, il dirige le Partenariat pour le développement et la réussite de la formation scientifique au secondaire, un projet d’envergure de 7 ans, financé par le CRSH (2M$). En reconnaissance de ses contributions, il a été nommé membre de la Société Royale du Canada en 2014 (Collège) et de l’Ordre de l’excellence en éducation du Québec en 2025. En 2026, il a été nommé « Overseas master” par la South China Normal University.

Laura Soulat

Mar 13:1515:15

15:1515:45 : Collation

Collation

DS-1545

Une collation sera offerte aux personnes participantes et présentatrices dans le hall du pavillon J.-A.-DeSève.

Mar 15:1515:45

15:4518:00 : Communications (bloc 2)

Les communications se dérouleront selon la formule suivante :

  • Communication 1 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • Communication 2 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • PAUSE 15 minutes
  • Communication 3 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • Communication 4 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)

Les salles seront présidées par les duos suivants :

  • Axe 1 – DS-1520 : Julie Lachapelle et Nathalie Di Mambro
  • Axe 2 – DS-1525 : Rachel DeRoy-Ringuette et Ariane Dupuis
  • Axe 3 – DS-1540 : Mélissa Goulet et Frédérique Halliday

15:4516:05 : Communication 1

Que signifie l’inclusion en Centre de la petite enfance pour les enfants et les adultes la vivant au quotidien ?

Chantale Breault et Emma Bernard (UQAM)DS-1520

L’inclusion est largement valorisée dans les milieux éducatifs, mais ce concept se définit et se traduit de façon diverse sur le terrain (Thomas et Loxley, 2022). Bien que des politiques sociales soutiennent l’inclusion dans les Centres de la petite enfance (CPE; Gouvernement du Québec, 2025), l’expérience des personnes concernées est rarement prise en compte, a fortiori celle des enfants (Macha et al., 2024). S’ancrant dans une posture interprétative et participative, cette étude de cas multiples menée dans trois CPE visait à coconstruire le sens de l’expérience inclusive avec des enfants ayant accès à l’Allocation pour l’intégration en service de garde, leurs pairs, leurs parents, leurs éducatrices et les professionnelles les accompagnant. Inspirée de l’approche Mosaïque (Clark, 2017), elle a utilisé des méthodes qualitatives et multimodales pour recueillir et enrichir les perspectives de chacun (p. ex., photos, jeux partagés, observations, vidéos, entretiens). Les analyses thématiques (Braun et Clarke, 2006) éclairent plusieurs zones de convergence entre les acteurs, tout en rappelant que « chaque mosaïque est aussi différente que les enfants eux-mêmes » (Clark, 2017, p.135). Ces résultats soulignent l’importance de placer la perspective des enfants au cœur d’une réflexion partagée sur la manière de favoriser l’inclusion en petite enfance.

Chantale Breault, Ph.D., est professeure en éducation de la petite enfance au département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Elle est aussi chercheuse collaboratrice au sein de l’Équipe de recherche Qualité des contextes éducatifs de la petite enfance. Elle s’intéresse à la qualité éducative, aux pratiques inclusives, aux orientations pédagogiques et à la perspective des enfants, ainsi qu’au développement professionnel des personnes qui les accompagnent. Ses travaux s’inscrivent dans une approche de recherche participative menée avec les gestionnaires, les équipes éducatives et les partenaires des services éducatifs à l’enfance, afin de soutenir des changements ancrés dans les réalités du terrain. Emma Bernard est doctorante en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et membre étudiante au sein de l’Équipe de recherche Qualité des contextes éducatifs de la petite enfance. Ses intérêts de recherche portent principalement sur la qualité éducative en pouponnière, plus particulièrement sur les orientations pédagogiques des personnes éducatrices et leur influence sur les interactions auprès des poupons. Elle s’intéresse également aux facteurs individuels et contextuels susceptibles d’influencer les pratiques éducatives en petite enfance. Elle participe également à l'organisation du présent colloque.
Mar 15:4516:05
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
approche Mosaïque, inclusion, perspective de l’enfant, petite enfance, service de garde éducatif à l’enfance

Quels effets possibles pour le jeu de rôle en classe de français au secondaire ?

Érika Lebeau (UQAM), Kathleen Sénéchal (UQAM) et Christian Dumais (UQTR)DS-1525

Même si l’utilité de l’oral dans la vie quotidienne est reconnue (Sénéchal, 2021), notamment pour les élèves du secondaire qui se prépare à faire leur entrée sur le marché du travail (Dumais et al., 2023; Maurer, 2001), l’oral demeure peu enseigné dans les écoles secondaires québécoises (Dumais et al., 2025). Lorsqu’il est travaillé en classe, c’est souvent par l’entremise de l’exposé oral, une forme de communication orale générant du stress pour les élèves pendant la période sensible qu’est l’adolescence (Infantino, 2019). Puisqu’un travail sur l’oral est indispensable au secondaire, le jeu de rôle se présente comme une avenue prometteuse pour permettre aux adolescents de mobiliser l’oral en classe de façon ludique et sous le couvert plus sécurisant du rôle joué (Albert-Fedolack, 2017; Sanchez, 2024). Dans cette communication, nous présenterons des effets possibles du jeu de rôle sur le rapport à l’oral d’élèves en classe de français, langue d’enseignement. Nous ferons plus précisément état de la problématique, du cadre conceptuel et de la méthodologie de notre recherche doctorale en cours qui met de l’avant une méthode mixte à devis convergent (Creswell et Creswell, 2018).

Érika Lebeau Doctorante en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Érika Lebeau est également coordonnatrice de recherche à l’UQAM, assistante de recherche à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et chargée de cours à l’Université de Montréal. Ses intérêts portent sur la didactique de l’oral, particulièrement sur le rapport à l’oral des apprenants et sur les usages pédagogiques du jeu de rôle. Au fil de ses collaborations en recherche, elle a contribué à des travaux sur l’intelligence artificielle en communication orale, sur la posture ludique de l’enseignante en éducation préscolaire ainsi que sur l’accompagnement à l’oral d’étudiants en enseignement supérieur.
Mar 15:4516:05
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
adolescents, français langue d’enseignement, jeu de rôle, rapport à l’oral, secondaire

Changements curriculaires et stages en enseignement : quand la formation des superviseur·e·s devient un levier de transformation des pratiques d’accompagnement

Élisabeth Bélanger, Pascale-Dominique Chaillez et Annie Charron (UQAM)DS-1540

Deux changements curriculaires sont récemment venus changer la réalité des stages à l’éducation préscolaire, soit l’implantation du programme-cycle de l’éducation préscolaire (MEQ, 2021, 2023) et l’actualisation du Référentiel des compétences professionnelles (MEQ, 2020). Afin d’ajuster leurs pratiques d’accompagnement à ces changements, une équipe de superviseur·e·s de stages a mis en place trois projets successifs de formation et de concertation, échelonnés sur trois ans. L’objectif de cette recherche qualitative était de documenter les retombées de ces projets au regard des pratiques d’accompagnement des superviseur·e·s lors des stages. Huit superviseur·e·s ont pris part à des entretiens individuels semi-dirigés, qui ont été analysés à l’aide d’une analyse thématique (Paillé et Mucchielli, 2021). Les résultats mettent en lumière une évolution des pratiques d’accompagnement des superviseur·e·s, notamment en ce qui concerne l’articulation théorie-pratique relative au jeu libre et le soutien à la pratique réflexive des stagiaires. Ces résultats seront discutés à la lumière de travaux portant sur la supervision de stages, en soulignant l’apport de la formation et de la concertation entre superviseur·e·s comme levier d’appropriation des changements susceptible de renforcer la qualité de la formation initiale en enseignement.

Élisabeth Bélanger est doctorante en éducation, chargée de cours et superviseure de stage au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Sa pratique professionnelle comme enseignante à l’éducation préscolaire et au primaire l’a amenée à s’intéresser aux processus cognitifs impliqués dans les apprentissages réputés difficiles, aux stratégies pédagogiques favorisant l’apprentissage et au développement professionnel du personnel enseignant. Élisabeth participe également à l'organisation du présent colloque.
Mar 15:4516:05
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
curriculum, formation initiale, stages, superviseur·e·s

16:1516:35 : Communication 2

Portrait des connaissances et habiletés en littératie d’enfants québécois lors de leur entrée à la maternelle 4 ans

Julie Mélançon, Monica Boudreau et Isabelle Beaudoin (UQAR)DS-1520

L’approche développementale privilégiée à l’éducation préscolaire, centrée sur les forces, les intérêts et les besoins des enfants, nécessite une compréhension fine de leurs compétences afin de soutenir leur réussite éducative (MÉQ, 2023). Il est donc légitime de se demander, à 4 ans, où en sont les enfants au regard de leurs connaissances en littératie. Cette communication vise à présenter un portrait des connaissances et habiletés en littératie manifestées par des enfants au moment de leur entrée à la maternelle 4 ans. Les données ont été recueillies auprès de 98 enfants de maternelle 4 ans (44 filles et 54 garçons) répartis dans 10 classes de deux centres de services scolaires de la région de Chaudière-Appalaches. Les performances observées à différentes tâches de littératie seront abordées, dont la connaissance du nom et du son des lettres, la clarté cognitive (fonctions et concepts reliés à l’écrit), la conscience phonologique et l’écriture provisoire. Ce portrait, en plus de guider les interventions éducatives du personnel scolaire, peut constituer un levier pour les chercheurs dans le domaine de la littératie. Les implications pratiques de ces résultats et les perspectives pour la recherche en éducation seront discutées.

Julie Mélançon Ph. D. est professeure titulaire en développement de l’enfant à l’Université du Québec à Rimouski (campus de Lévis) et directrice du Baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire (BÉPEP). Ses champs d’intérêt portent sur le développement global des enfants, particulièrement les compétences langagières, sociocognitives et émotionnelles des enfants d’âge préscolaire. Elle est chercheuse au sein du groupe FormÉprésco, du LIMIER et du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) (ÉDUQAR) et accompagne des enseignantes à l’éducation préscolaire (maternelle 4 et 5 ans) dans le cadre de formations ponctuelles, de partenariats ou de projets de recherche.
Mar 16:1516:35
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
données descriptives, éducation préscolaire, émergence de l’écrit, enfants de 4 ans

Recherche en accompagnement professionnel du personnel enseignant : embuches et solutions

Martine De Grandpré et Marie-Hélène Nadeau (UQAM)DS-1525

Cette communication propose un retour réflexif sur un projet de recherche visant à accompagner le personnel enseignant du secondaire en recourant à l’approche dynamique (De Grandpré et St-Amant, accepté; Kyriakides et al., 2021). Le contexte québécois marqué par de fortes contraintes organisationnelles (coupures budgétaires entraînant la réduction des ressources disponibles, désengagement progressif du partenaire et retrait de personnes participantes) a fragilisé le dispositif d’accompagnement anticipé. À partir du plan initial de recherche et de sa reconfiguration contrainte, les tensions entre ambitions scientifiques, réalités budgétaires et conditions de travail dans les centres de services scolaires seront mises en lumière. Cette analyse s’appuie sur le journal de bord de la chercheuse, les échanges avec le partenaire et les ajustements méthodologiques successifs afin de documenter finement le processus décisionnel. Des pistes de solutions pour concevoir des dispositifs d’accompagnement plus résilients (redéfinition des partenariats, scénarios méthodologiques alternatifs, stratégies de maintien de l’engagement des personnes participantes) enrichiront la réflexion sur la conduite de la recherche dans des milieux éducatifs sous pression.

Martine De Grandpré est professeure au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent principalement sur l’accompagnement professionnel, le développement professionnel des stagiaires, du personnel enseignant et des personnes conseillères pédagogiques, ainsi que sur l’étude des pratiques d’enseignement reconnues comme efficaces. Forte d’une expérience comme enseignante au secondaire et conseillère pédagogique, elle s’intéresse aux conditions favorisant l’apprentissage, la pratique réflexive et le jugement professionnel en contexte scolaire. Ses recherches adoptent une perspective à la fois scientifique et ancrée dans les réalités du terrain. Marie-Hélène Nadeau est détentrice d’un Baccalauréat en adaptation scolaire et sociale de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) (2001) et d’une Maîtrise ès Arts du Département des Études Intégrées en Éducation de l’Université McGill (2004). Elle a aussi réalisé une partie de sa scolarité de niveau doctorale en Fondements de l’éducation à l’Université de Montréal (2009-2014). Elle a repris son parcours doctoral à l’UQAM à l’automne 2024. Marie-Hélène a été enseignante à l’éducation préscolaire pendant plus de 20 ans et est aussi chargée de cours à l’Université de Montréal depuis 2010. Elle travaille maintenant comme conseillère en développement pédagogique à l’UQAM. Passionnée par l’éducation et par sa profession, elle adore partager son expérience professionnelle avec la relève enseignante.
Mar 16:1516:35
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
accompagnement professionnel, approche dynamique, développement professionnel, enseignement secondaire

L’éducation à l’environnement en géographie au premier cycle du secondaire : soutenir l’engagement des élèves sans nourrir l’écoanxiété

Caroline Payeur (UQAC)DS-1540

Les enjeux environnementaux occupent une place croissante dans l’espace scolaire et soulèvent un défi éducatif important : comment sensibiliser les élèves à ces enjeux sans renforcer les sentiments d’inquiétude ou d’impuissance qu’ils peuvent susciter. Les travaux de Pihkala (2020) montrent que l’écoanxiété constitue une réponse émotionnelle liée à la conscience des crises écologiques et qu’elle mérite d’être prise en compte dans les pratiques éducatives. Cette communication présente l’état d’avancement d’un projet doctoral portant sur l’éducation à l’environnement en géographie au premier cycle du secondaire. La géographie scolaire apparaît comme un espace particulièrement pertinent pour aborder les enjeux environnementaux, puisqu’elle permet d’analyser les relations entre sociétés, territoires et milieux ainsi que les choix collectifs qui façonnent les espaces habités. La recherche vise à examiner comment une approche ludique peut soutenir l’engagement des élèves face aux enjeux environnementaux tout en tenant compte des émotions qu’ils suscitent. Elle mobilise notamment le concept d’agentivité (Bandura, 2001), entendu comme la capacité à se percevoir comme acteur de changement. La communication présentera la problématique et les principaux concepts mobilisés, en montrant comment le jeu pédagogique peut constituer une médiation didactique favorisant l’engagement, l’espoir constructif et le développement du pouvoir d’agir.

Mar 16:1516:35
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
agentivité, didactique de la géographie, écoanxiété, éducation à l’environnement, jeu pédagogique

16:4517:00 : Pause

Pause (15 minutes)

17:0017:20 : Communication 3

Soutenir le développement de la pensée mathématique des enfants à l’éducation préscolaire : des pratiques enseignantes sous pression

Raymond Nolin (UQTR)DS-1520

Dans un contexte éducatif marqué par des exigences institutionnelles croissantes et une pression accrue liée à la réussite éducative, le développement des premières habiletés mathématiques constitue un prédicteur important de cette réussite. À l’éducation préscolaire, cette pression favorise l’émergence d’activités associées à une approche scolarisante, amenant certaines personnes enseignantes à remettre en question la place du jeu de faire semblant ou à exprimer des difficultés quant à la manière d’y intervenir pour soutenir le développement de la pensée mathématique. S’inscrivant dans une perspective historico-culturelle, cette recherche qualitative/interprétative, exploratoire et descriptive vise à décrire des pratiques enseignantes mises en œuvre en contexte de jeu de faire semblant pour soutenir le développement de la pensée mathématique d’enfants à l’éducation préscolaire. La collecte de données, réalisée en trois phases (entrevues semi-dirigées, observations, entretiens d’autoconfrontation), a permis d’analyser des pratiques déclarées et effectives. Une analyse de contenu (Bardin, 2007) a mené à la description de 57 pratiques enseignantes. Les résultats mettent en lumière la diversité et la complexité des pratiques enseignantes qui sont mises en œuvre en contexte de jeu de faire semblant. En les documentant empiriquement, cette recherche contribue à une compréhension approfondie du travail enseignant dans des milieux éducatifs sous pression.

Raymond Nolin (Ph.D) est professeur en didactique des mathématiques à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses champs d’intérêt professionnels concernent le développement des compétences en numératie, la didactique des mathématiques, le développement de la pensée mathématique à l’éducation préscolaire et au primaire, le jeu symbolique comme contexte d’apprentissage et de développement, ainsi que les compétences professionnelles liées à l’enseignement et à l’apprentissage des mathématiques des personnes étudiantes en enseignement et du personnel enseignant. Il est membre de l’équipe de recherche Réussite éducative et pédagogique inclusive (Équipe RÉPI).
Mar 17:0017:20
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
développement de la pensée mathématique, éducation préscolaire, jeu de faire semblant, perspective historico-culturelle, pratiques enseignantes

Profils motivationnels des étudiant·e·s universitaires et modes d’enseignement : analyse des dynamiques d’engagement en contexte de formation diversifiée

Samaher Selmi (UQAR)DS-1525

La diversification des modes d’enseignement à l’université (présentiel, hybride, à distance) transforme les conditions d’apprentissage et soulève des questions quant à l’engagement des étudiant·e·s. Or, si les préférences envers ces modes sont documentées, la manière dont elles s’articulent aux profils motivationnels demeure encore peu explorée. Cette recherche vise à analyser la répartition des profils motivationnels d’étudiant·e·s universitaires et à examiner leurs associations avec les modes et modalités d’enseignement privilégiés. Une enquête quantitative a été menée auprès d’étudiant·e·s inscrit·e·s à l’université. Un questionnaire validé, fondé sur la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 1985), a permis d’identifier différents profils motivationnels. Des analyses descriptives et inférentielles (corrélations de Spearman et V de Cramer) ont été réalisées afin d’explorer les relations entre profils et préférences pédagogiques. Les résultats révèlent une diversité de profils motivationnels et mettent en lumière certaines associations significatives entre types de motivation et contextes d’enseignement. Ces constats contribuent à une meilleure compréhension des dynamiques motivationnelles en milieu universitaire et offrent des pistes de réflexion pour adapter les environnements pédagogiques aux besoins différenciés des étudiant·e·s.

Samaher Selmi est étudiante, chargée de cours et auxiliaire de recherche à l'Université du Québec à Rimouski. Elle détient deux maîtrises en éducation et possède une solide expérience en enseignement et en recherche quantitative. Ses travaux portent sur la motivation des apprenants, la pédagogie numérique et la formation initiale à l'enseignement, avec une approche ancrée dans la théorie de l'autodétermination. Elle coordonne également un projet de ressources éducatives numériques et enseigne le français langue seconde. Son parcours combine expertise universitaire et pratique pédagogique, offrant une perspective intégrant recherche et terrain.
Mar 17:0017:20
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
engagement étudiant, enseignement universitaire, modes d’enseignement, profils motivationnels, théorie de l’autodétermination

L’exercice de la méthode historique dans le matériel didactique d’Histoire du Québec et du Canada au secondaire

Adrianne Dumont (UQAM), Julia Poyet (UQAM) et Vincent Boutonnet (UQO)DS-1540

Dans le curriculum en Histoire du Québec et du Canada (3e et 4e secondaire), il est fait mention que la pensée historique est développée grâce à l’apprentissage de la méthode historique (Gouvernement du Québec, 2017). Cependant, l’identification de savoirs pertinents à l’exercice de la méthode historique (Doussot et Fink, 2024) ainsi que l’interprétation et l’utilisation des sources primaires posent problème (Duquette et coll., 2018 ; Éthier et Lefrançois, 2022). De plus, les manuels scolaires n’outillent pas pour l’exercice de la méthode historique selon les enseignant·es et les futur·es enseignant·es (Boutonnet, 2019). Comment le matériel didactique d’Histoire du Québec et du Canada permet l’exercice de la méthode historique ? Quatre concepts doivent être définis : pensée historique, pensée historienne, méthode historique et matériel didactique. Afin d’effectuer une analyse de discours critique, nous envisageons de créer notre propre grille d’évaluation du contenu. Étant à l’étape de l’avant-projet, nous espérons que cette recherche pourra fournir des résultats empiriques sur l’exercice de la méthode historique dans le matériel didactique et servir aux formateur·trices en didactique de l’histoire afin de guider les personnes enseignantes dans leur utilisation de ce matériel en classe.

Adrianne Dumont est titulaire d’une maîtrise en histoire (profil humanités numériques) et est étudiante au doctorat en éducation à l’Université du Québec à Montréal. Sa recherche de maîtrise porte sur les relations entre les différents groupes présents dans les manuels scolaires d’histoire québécois s’adressant aux élèves de la 3e année du secondaire. Pour son projet de recherche doctorale, elle s’intéresse à la place et à la progression des savoirs procéduraux nécessaires au développement de la pensée historienne dans le matériel didactique d'Histoire du Québec et du Canada.
Mar 17:0017:20
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
Histoire du Québec et du Canada, manuels scolaires, transposition didactique

17:3017:50 : Communication 4

Ce qu’ils pensent… et ce qu’ils font : quelles différences entre enseignants formés et non formés en didactique de l’oral ?

Karine Desrochers (UQTR), Christian Dumais (UQTR) et Geneviève Messier (UQAM)DS-1520

L’enseignement de l’oral demeure marginal au primaire et au secondaire québécois (Dumais et al., 2023; Sénéchal, 2022). Surtout évalué sans enseignement préalable, il peut accentuer les inégalités entre élèves selon leurs expériences langagières. Cette situation pourrait s’expliquer par les représentations sociales (RS) des enseignants à son égard, entendues comme un ensemble d’opinions, de croyances et d’attitudes (Abric, 2011) : certaines RS associent l’oral à un objet évaluatif, à un don ou à une compétence secondaire par rapport à la lecture et à l’écriture (Colognesi et al., 2023; Soucy, 2023; Soucy et Dumais, 2022). La formation initiale en didactique de l’oral pourrait constituer un levier, bien que son influence sur les RS et les pratiques reste peu documentée. Cette recherche vise donc à : 1) comparer les pratiques d’enseignement et d’évaluation de l’oral d’enseignants formés et non formés en didactique de l’oral; 2) comparer leurs RS à cet égard; 3) examiner si certaines RS sont associées à des pratiques spécifiques, et si la formation influence ces relations; 4) identifier des raisons pouvant expliquer ces résultats. Une recherche par méthodes mixtes est en cours (Creswell et Creswell, 2018). Cette communication présentera la progression de la recherche, de la problématique aux résultats préliminaires.

Christian Dumais, Ph. D., est professeur titulaire de didactique du français à l’Université du Québec à Trois-Rivières et directeur de comité de programmes de premier cycle en éducation préscolaire et petite enfance. Ses champs d’intérêt professionnels concernent le développement des compétences en littératie, la didactique de l’oral, les apports du jeu de faire semblant à l’éducation préscolaire et au premier cycle du primaire, le développement du langage des enfants de 4 ans et 5 ans ainsi que la compétence à communiquer oralement du personnel scolaire. Il est membre de différents groupes de recherche, dont le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE), le LUDIF et RÉPI.
Mar 17:3017:50
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
didactique de l’oral, formation initiale, méthodes mixtes, pratiques d’enseignement et d’évaluation, représentations sociales

Les pratiques déclarées des personnes enseignantes à l’éducation préscolaire visant à favoriser le bienêtre des enfants en situation de négligence

Tania Lafleur (UQO)DS-1525

Cette communication présente la problématique et les choix méthodologiques d’un projet doctoral portant sur les pratiques déclarées des personnes enseignantes à l’éducation préscolaire visant à favoriser le bienêtre des enfants en situation de négligence. Au Québec, la négligence constitue la forme de maltraitance la plus fréquente chez les enfants de moins de six ans (Bérubé et coll., 2015 ; Julien, 2019) et compromet la sécurité affective et l’engagement, dimensions centrales du développement et des apprentissages (Perry, 2009 ; MEQ, 2023). Dans ce contexte, les interactions quotidiennes en milieu éducatif peuvent représenter un levier de protection important (Bowlby, 1969/1982 ; Hamre et Pianta, 2003). Toutefois, les personnes enseignantes rapportent un manque de soutien, de ressources, et de formation pour accompagner adéquatement ces enfants, ce qui génère un sentiment de désarroi et d’impuissance (Noirhomme-Renard et coll., 2018). Malgré ces contraintes, des pratiques se développent dans l’action, mais demeurent peu documentées et peu comprises. Afin de combler cette lacune, cette recherche adopte une approche qualitative exploratoire appuyée sur la théorisation ancrée constructiviste (Charmaz, 2014). À partir d’entretiens semi-dirigés, elle vise à décrire ces pratiques déclarées, à en comprendre les fondements et à identifier les contraintes et leviers influençant leur mise en œuvre.

Tania Lafleur est doctorante en sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais, où elle est également chargée de cours et assistante de recherche. Enseignante de formation, elle s’intéresse au bienêtre des enfants à l’éducation préscolaire, plus particulièrement de ceux vivant en situation de négligence, ainsi qu’à l’agir professionnel des personnes enseignantes visant à soutenir ce bienêtre. Elle collabore à plusieurs projets de recherche portant sur la petite enfance, la réussite éducative et le soutien aux milieux éducatifs. Elle contribue également à des communications et à des publications professionnelles et scientifiques dans ces domaines, alliant ainsi recherche, enseignement et pratique.
Mar 17:3017:50
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
bienêtre, négligence, pratiques enseignantes, préscolaire

Idéologies linguistiques en contexte scolaire québécois : entre prescriptions institutionnelles et pratiques déclarées

Danial Nabizadeh (UQTR)DS-1540

Au Québec, la protection et la promotion du français constituent des axes structurants des politiques linguistiques scolaires, notamment à travers la Loi 101, la Loi 14 et le projet de loi 94. Si ces dispositifs définissent un cadre normatif visant à encadrer les usages linguistiques en milieu scolaire, leur mise en œuvre repose largement sur les enseignants, qui agissent comme médiateurs entre les prescriptions institutionnelles et les réalités locales des établissements (Hornberger et Johnson, 2007). Cette communication, issue d’une recherche doctorale en cours, présente une analyse préliminaire des orientations idéologiques aux politiques linguistiques québécoises ainsi que des idéologies linguistiques déclarées par des enseignant·e·s du secondaire dans leur pratique professionnelle. L’objectif est d’examiner les convergences, tensions et éventuels décalages entre le niveau macro des textes politiques et le niveau micro des représentations et positionnements enseignants. La recherche s’inscrit dans le champ de la politique et de la planification linguistiques (Cooper, 1989; Johnson, 2013; Ruiz, 1984) et des idéologies linguistiques (Blommaert, 1999; Irvine, 1989; Kroskrity, 2005; Ruiz, 1984; Silverstein, 1979; Woolard, 1998; Woolard et Schieffelin, 1994), ainsi que dans les recherches sur les pratiques enseignantes comme espace de médiation des politiques linguistiques (Messier, 2014).

Danial Nabizadeh est doctorant en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et chargé de cours au Département des sciences de l’éducation. Il est membre étudiant du Laboratoire Éducation et Diversité en région (LEDIR) ainsi que de l’Équipe Inclusion et diversité ethnoculturelle en éducation (IDEÉ). Ses intérêts de recherche portent sur la sociolinguistique de l’éducation, les politiques linguistiques, les idéologies linguistiques et l’éducation inclusive, en s’intéressant particulièrement à leurs effets sur les pratiques éducatives et les processus d’inclusion en milieu scolaire.
Mar 17:3017:50
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
idéologies linguistiques, planifications linguistiques, politiques

18:3022:00 : Souper festif

Souper festif

ITHQ, Salle Mont-Royal (3535, rue Saint-Denis, 6e étage)

Un souper (menu trois services) sera offert à l’ensemble des personnes participantes et présentatrices ayant indiqué leur présence lors de l’inscription.

Adresse

Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec
3535 rue Saint-Denis
Salle Mont-Royal (6e étage)

Mar 18:3022:00

Mercredi 19 Août 2026

08:0009:00 : Accueil

Accueil et inscription

DS-R500

Les personnes participantes et présentatrices sont invitées à se rendre au hall du pavillon J.-A.-DeSève (DS-R500) pour récupérer leur cocarde.

Mer 08:0009:00

09:0011:45 : Communications (bloc 3)

Les communications se dérouleront selon la formule suivante :

  • Communication 1 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • Communication 2 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • Communication 3 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • PAUSE 15 minutes
  • Communication 4 (20 minutes)
  • Échanges et battement (10 minutes)
  • Communication 5 (le cas échéant, 20 minutes)
  • Échanges et clôture (10 minutes)

Les salles seront présidées par les duos suivants :

  • Axe 1 – DS-1520 : Myriam Girouard-Gagné et Élisabeth Bélanger
  • Axe 2 – DS-1525 : Julie Lachapelle et Laury Bédard
  • Axe 3 – DS-1540 : Martine De Grandpré et Razika Zair

09:0009:20 : Communication 1

Maintenir les effets positifs d’une Lesson Study sans l’accompagnement d’experts: quels enjeux pour la didactique des mathématiques au primaire?

Marie-Pier Goulet (UQTR) et Marc Moyon (Université de Limoges)DS-1525

Développé au Japon autour des années 1900, le dispositif de Lesson Study (LS) constitue une avenue prometteuse pour soutenir à la fois le développement professionnel des enseignant·es et les apprentissages conceptuels des élèves (Clivaz et Takahashi, 2020; Lewis, 2009; Masselin et al., 2023), deux enjeux majeurs en didactique des mathématiques. Fondée sur un travail collaboratif, la LS permet de concevoir, d’expérimenter et d’ajuster collectivement des leçons, favorisant ainsi l’évolution des pratiques d’enseignement et une meilleure compréhension des besoins des élèves grâce à l’observation en classe (Vinatier et Morrissette, 2015). Certains travaux soulignent toutefois l’importance d’une personne experte en enseignement des mathématiques pour accompagner le collectif tout au long du processus (Takahashi, 2014), alors que l’impact de cette participation demeure peu documenté (Martin et Clerc-Georgy, 2017). Dans cette perspective, la présente recherche qualitative interprétative, menée par deux chercheurs (Québec–France) en partenariat avec une école primaire de Limoges (France), explore certains aspects du rôle de la personne experte dans le maintien des effets positifs de la LS. Plus précisément, la communication présentera des résultats préliminaires issus de l’analyse d’une leçon élaborée par le collectif enseignant sans l’accompagnement d’une personne experte, afin d’en examiner la pertinence et la profondeur sur le plan didactique. 

Marie-Pier Goulet est professeure en didactique des mathématiques au préscolaire et au primaire au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières depuis 2021. Après avoir obtenu son doctorat en éducation (profil didactique des mathématiques) de l’Université du Québec à Montréal en 2018, elle a enseigné durant quatre ans au 3e cycle du primaire tout en assumant un rôle de coordonnatrice du programme de mathématique de son école. Ses recherches portent principalement sur le développement de la compétence à résoudre des problèmes chez les élèves du primaire ainsi que sur les pratiques d’enseignement en lien avec l’activité de résolution de problèmes mathématiques.
Mer 09:0009:20
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
didactique des mathématiques, dispositif de développement professionnel, experts universitaires, planification collective

L’expérience socioscolaire de jeunes d’origine haïtienne en processus d’acculturation dans le contexte de racialisation au Chili

Ivette Doizi (UQO)DS-1540

Cette recherche vise à décrire les caractéristiques de l’expérience socioscolaire de jeunes d’origine haïtienne en un processus d’acculturation dans le contexte de racialisation au Chili. D’élèves de familles haïtiennes en situations de migration en contexte de ségrégation sociale (Bertrand, 2017) et scolaire (Corvalán, 2021), de marginalisation, de pauvreté et de vulnérabilisassions sociales (Aguilera et al., 2020), de racialisation (Chávez-González, 2024; Pavez-Soto, 2019) et de racisme (Aguilera et al., 2020; Corvalán, 2021; Pavez-Soto, 2018). Cela entrave les possibilités d’intégration sociale et la réussite scolaire des jeunes. Comme il s’agit d’une migration récente, il existe un manque de données de cette expérience dans le contexte éducatif chilien. Au Québec, l’immigration des familles haïtiennes remonte à 50 ans. Cependant, les jeunes présentent encore des défis liés à l’intégration socioscolaire et des défis liés au processus d’acculturation (Lafortune, 2014). En plus, les vulnérabilités sociales des familles sont un facteur de décrochage (Lafortune, 2019). Pour comprendre l’expérience socioscolaire de jeunes de « race » noire, Thésée et Carr (2016) proposent d’aborder les concepts à partir des théories antiracistes critiques (TARC), élaborées par Dei (2013). Cette recherche révèle une transposition des théories adaptées au contexte chilien. La méthodologie envisagée qualitative exploratoire descriptive.

Ivette Doizi est doctorante en éducation à l’Université du Québec en Outaouais. Elle s’intéresse aux jeunes issus de l’immigration qui se trouvent en processus d’acculturation et en contexte de racialisation, à l’éducation interculturelle et antiraciste. Elle est enseignante d’histoire, de géographie, d’espagnol et auprès des adultes en Participation Sociale. Elle enseigne au Centre de services scolaires de Montréal (CSSDM). En recherche, elle a pu bénéficier de l’encadrement et de l’orientation des chercheurs de la Chaire UNESCO DCMÉT, dans une variété de projets de vulgarisation et de recherche. Elle est impliquée dans des projets de collaboration par les pairs en tant qu'évaluatrice d’articles pour la revue Éducation comparée et internationale CIE–ÉCI.
Mer 09:0009:20
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
Chili, expérience socioscolaire, jeunes d’origine haïtienne, processus d’acculturation, racialisation

09:3009:50 : Communication 2

Étude de cas d’une école de rue, un organisme au cœur du raccrochage scolaire des élèves ayant des besoins particuliers

Eve-Lyne Leclerc (UQAR)DS-1520

Malgré le développement de plusieurs programmes scolaires pour soutenir les élèves ayant des besoins particuliers (EBP), un écart important demeure entre les élèves dits ordinaires et les EBP quant à la diplomation (Bernatchez, 2018). En effet, les EBP sont moins nombreux à obtenir un diplôme ou une qualification (62,2 %) que les élèves dits ordinaires (86,8 %) (MEQ, 2023). Pour les EBP qui tentent de raccrocher, les centres d’éducation des adultes font partie du parcours typique (Marcotte et al., 2015; Vidal et al., 2022). Toutefois, Cauvier et Desmarais (2013) soulèvent le manque de services et l’insuffisance de ressources dans ce milieu scolaire. De leur côté, les organismes communautaires autonomes pourraient pallier les manques du système scolaire formel pour ainsi mieux répondre aux besoins des EBP (Descary et al., 2021; Lessard, 2019; Lessard et al., 2020). À l’aide d’une étude de cas (Stake, 1995), la thèse cherche à répondre à cette question : Comment une école de rue accompagne-t-elle les EBP raccrocheurs ? Les résultats préliminaires découlant d’entretiens semi-dirigés auprès de 15 élèves raccrocheurs permettront de répondre au premier objectif, soit illustrer le parcours des jeunes fréquentant l’école de rue pour mieux circonscrire le phénomène qu’est le décrochage scolaire.

Eve-Lyne Leclerc est candidate au doctorat en éducation à l’Université du Québec à Rimouski. Motivée par un souci de justice scolaire, sa thèse porte sur le raccrochage scolaire des élèves ayant des besoins particuliers. Ses activités de recherche touchent divers domaines, notamment l’accompagnement offert par les écoles de rue, l’éducation à l’environnement et le développement durable, les croyances enseignantes et le plurilinguisme. Impliquée dans son milieu, Eve-Lyne est représentante étudiante aux comités de programmes. Au cours de son parcours professionnel, Eve-Lyne a été orthopédagogue professionnelle, enseignante en adaptation scolaire et enseignante de français langue seconde et langue maternelle à l’extérieur du Canada.
Mer 09:3009:50
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
école de la rue, élèves ayant des besoins particuliers, raccrochage scolaire

Au-delà de l’« effet wow » : processus d’acclimatation à un Lab-École et retombées chez les élèves et les personnes enseignantes

Mélissa Goulet, Jonathan Bluteau, Laurie-Rose Caron-Jacques et Floriane Binette-Laporte (UQAM)DS-1525

L’interaction avec l’environnement physique scolaire favoriserait le bien-être des élèves par le biais du mouvement, du climat et des interactions sociales qui y prennent place (Aziz et al., 2017; Taylor et al., 2017). Plusieurs études ont documenté une association entre certains paramètres de l’environnement physique scolaire (p. ex. luminosité naturelle, espace, présence de nature) et le bien-être physique et psychologique des élèves (Barrett et al., 2015, 2017; Clément et al., 2023; Kuo et al., 2019). Toutefois, les mécanismes par lesquels ces effets émergent, ainsi que les processus d’adaptation des acteurs scolaires à ces environnements novateurs, demeurent peu documentés. Cette communication vise à examiner comment le processus d’acclimatation à un Lab-École influence le bien-être des élèves et des personnes enseignantes. Un devis mixte longitudinal combinant questionnaires autorapportés et données qualitatives a permis d’identifier un processus d’acclimatation en quatre phases. La phase initiale d’adaptation se caractérise notamment par une diminution statistiquement significative des capacités attentionnelles des élèves et du sentiment de compétence des personnes enseignantes. Le processus se conclut par une phase d’appropriation marquée par une amélioration de l’autonomie des élèves et de la satisfaction professionnelle des personnes enseignantes. Les conditions systémiques facilitant cette dynamique d’acclimatation seront également discutées.

Mélissa Goulet est professeure au Département d’éducation et formation spécialisées de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 2019. Psychoéducatrice et chercheuse régulière du Groupe de Recherche sur les Environnements Scolaires (GRES) et à l’Institut Universitaire Jeunes en Difficulté (IUJD) du CIUSSS Centre-Sud de l’Île-de-Montréal, Mélissa est également membre séniore du CEAP UQAM, membre professeure de l’Institut Santé et Société (ISS) de l’UQAM et chercheuse associée à Boscoville. Ses travaux de recherche visent à identifier des moyens concrets et efficaces afin de promouvoir le bien-être systémique en milieu scolaire. Ses projets récents s’intéressent aux milieux éducatifs innovants et se situent à l’intersection du bâti scolaire, des pratiques qui s’y déploient et des dynamiques qui s’y développent.
Mer 09:3009:50
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
bien-être, implantation, innovation

Comprendre les expériences éducatives de filles en situation de handicap en contexte d’urgence

Jeanne Benoit (UQAM), Olivier Arvisais (UQAM) et Priscyll Anctil Avoine (Swedish Defence University)DS-1540

Dans les contextes d’éducation en situation d’urgence (ESU), les inégalités structurelles préexistantes sont exacerbées, affectant de manière disproportionnée les populations déjà fragilisées par des rapports de pouvoir inégaux (Dryden-Peterson, 2022). Parmi les groupes les plus sous-représentés figurent les filles en situation de handicap vivant en contexte de déplacement forcé (Humanité et Inclusion, 2023; Réseau Inter-agences pour l’Éducation en Situations d’Urgence, 2023). Cette communication présente les résultats d’une recherche de maîtrise menée au camp de réfugiés de Dzaleka, au Malawi, qui documente et analyse les expériences éducatives vécues par ces filles à l’intersection du genre, du handicap et du déplacement forcé. Mobilisant la théorie intersectionnelle (Bilge, 2009; Collins, 2000; Crenshaw, 1989), l’étude s’appuie sur neuf entretiens semi-structurés réalisés avec une chercheuse issue de la communauté, plaçant les voix des adolescentes au centre de l’analyse. Les résultats mettent en évidence de multiples formes d’exclusion, des barrières institutionnelles telles que la discontinuité des apprentissages et les défis linguistiques, ainsi qu’un écart significatif entre les réalités vécues par ces filles et la compréhension qu’en ont les enseignants. Cette recherche contribue aux réflexions sur l’équité et l’inclusion en ESU en proposant une lecture nuancée des expériences vécues et en appelant à des approches éducatives intersectionnelles.

Mer 09:3009:50
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
camps de réfugié.es, éducation en situation d’urgence, intersectionnalité, situation de handicap

10:0010:20 : Communication 3

Différentes représentations de l’université partagées par des membres du corps professoral québécois : résultats préliminaires

Julie Courcy (UQAR)DS-1520

Les représentations sociales du rôle de l’université varient, même au sein du corps professoral. Embauchés sur la base de leur expertise disciplinaire afin de mettre en œuvre la mission universitaire — soit la recherche et l’enseignement — les professeurs.es universitaires (PU) voient leur rôle structuré par des influences contextuelles et disciplinaires, comme le soulignent plusieurs travaux (Billot, 2010 ; Biglan, 1973 ; van Lankveld et al., 2017). Or, au Québec, peu d’études s’intéressent à mettre en lumière ce que les PU pensent réellement de leur rôle et de celui de l’institution universitaire. En s’appuyant sur une posture structuraliste et sur les notions de représentations sociales (Jodelet, 2003), de champ (Bourdieu, 2021), de socialisation professionnelle et d’appartenance (Berger et Luckmann, 1986), cette communication expose différents types de représentations de l’université partagées par des PU québécois, à partir des données qualitatives recueillies par entretien chez une douzaine d’entre eux, au printemps 2026. Les résultats préliminaires utilisés permettent de mieux comprendre et d’analyser la réalité complexe et dynamique de l’institution universitaire québécoise, tout en éclairant les influences qui peuvent structurer le rôle de ses principaux représentants.es, les professeurs.es universitaires.

Julie Courcy est étudiante au doctorat en éducation à l'Université du Québec à Rimouski. Elle termine actuellement une thèse portant sur les représentations sociales de l'université chez le corps professoral. Elle s'intéresse plus particulièrement à la réussite éducative, aux transitions vers les études postsecondaires ainsi qu'aux aspirations scolaires et professionnelles. Professionnelle de recherche et consultante, son expertise en méthodes d’analyse qualitative ainsi qu’en conception graphique et visuelle est mobilisée activement dans plusieurs établissements collégiaux et universitaires, au Québec et ailleurs.
Mer 10:0010:20
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
corps professoral, institution universitaire, représentations sociales

Le débat interprétatif au primaire : vers une pratique d’autorité cohérente pour favoriser l’engagement interactif des élèves

Frédérique Halliday, Judith Émery-Bruneau et Catherine Lanaris (UQO)DS-1525

Cette communication présente ma problématique de recherche doctorale arrimant didactique de la lecture et pratiques d’autorité pour mieux comprendre les conditions favorables à la mise en œuvre du débat interprétatif (DI) au primaire. L’enseignement de la lecture au primaire demeure dominé par des pratiques transmissives maintenant les élèves dans des rôles passifs et solitaires (Lépine, 2017; Simard et al., 2019), malgré l’existence de dispositifs didactiques plus engageants pour les élèves. Parmi eux, le DI constitue une alternative prometteuse,  permettant de coconstruire le sens et la signification des œuvres littéraires dans un espace dialogique (Dias-Chiaruttini, 2010). Ce dispositif valorisant la collaboration entre pairs exige une pratique d’autorité éducative (Robbes, 2010; Bucheton et Soulé, 2009), qui peut s’avérer déstabilisante pour des personnes enseignantes peu formées à ce type de pilotage (Dias-Chiaruttini, 2015; Dufays, 2023). Ainsi, comment adopter une pratique d’autorité cohérente favorisant l’engagement interactif des élèves lors du DI? Cette question, peu explorée dans un contexte pratique, se manifeste dans l’articulation entre les gestes didactiques de la personne enseignante et ses pratiques d’autorité (Lanaris et April, 2023) et sera explorée grâce à l’engagement des personnes enseignantes dans une recherche collaborative.

Frédérique Halliday est doctorante en éducation à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) depuis 2022 et membre étudiante du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE). Elle détient un baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire (Université de Montréal, 2017) et une maîtrise en sciences de l'éducation, profil développement professionnel (UQO, 2022). Après plusieurs années d'enseignement au primaire, elle est aujourd'hui chargée de cours à l'UQO, où elle contribue à la formation en gestion de classe et en didactique de la lecture. Ses recherches portent sur la lecture littéraire, les pratiques d'autorité en classe, la pratique réflexive et le développement professionnel enseignant. Elle est coresponsable du projet Passeurs de lecture UQO, valorisant la littérature jeunesse en milieu scolaire.
Mer 10:0010:20
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
débat interprétatif, lecture littéraire, posture enseignante, pratiques d’autorité, primaire

La pratique pédagogique chez les enseignants et enseignantes en situation de handicap en milieu de travail sous-adapté

Maude Chartier-Desjardins (UQAM)DS-1540

Malgré les cadres légaux et les discours valorisant l’inclusion, l’employabilité des enseignants en situation de handicap reste marquée par des discriminations persistantes et une sous-adaptation des milieux, comme le souligne la Commission des droits de la personne (CDPDJ, 2025). Dans ce contexte capacitiste, cette recherche interroge comment ces enseignants articulent leurs pratiques pédagogiques en milieux sous-adaptés, en mettant au centre leurs stratégies d’adaptation et leur pouvoir d’agir face aux contraintes systémiques. L’étude repose sur le Triangle pédagogique de Houssaye (1994) et le Modèle de développement humain (MDH-PPH, 2010), situant la pratique pédagogique dans des dimensions institutionnelles et systémiques. La notion juridique d’accommodement raisonnable y éclaire la question de la sous-adaptation. Cette démarche s’inscrit dans une perspective interprétative, enrichie d’un angle critico-émancipateur (Boucher, 2001). De nature qualitative, elle mobilisera des entretiens rétroactifs et semi-dirigés auprès d’enseignants en situation de handicap, exerçant dans différents ordres d’enseignement. Menée par une étudiante-chercheuse en situation de handicap, cette étude, en phase de préprojet, vise à inspirer des ajustements concrets dans la législation et l’organisation des milieux scolaires et académiques. Elle cherche également à encourager l’adaptation des environnements aux besoins des enseignants, tout en renforçant la cohérence réelle entre discours inclusifs et conditions de travail.

Maude Chartier-Desjardins est doctorante en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), dans la concentration Droit et citoyenneté du handicap. Chargée de recherche à l’Association québécoise pour l’équité et l’inclusion au postsecondaire, elle contribue à des projets visant l’accessibilité, l’inclusion et la réussite des personnes en situation de handicap. Vivant avec un handicap visuel et moteur, Maude est chargée de cours pour la nouvelle édition de l’École de Droit et citoyenneté de l’UQAM. Sa thèse porte sur les pratiques pédagogiques des enseignant·e·s en situation de handicap en milieu de travail sous-adapté, un projet à la croisée de l’éducation, des Disability Studies et du droit du travail.
Mer 10:0010:20
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
accommodement raisonnable, handicap, milieux de travail sous-adaptés, pratiques pédagogiques, transformation institutionnelle

10:3010:45 : Pause

Pause (15 minutes)

 

10:4511:05 : Communication 4

Transition professionnelle du loisir vers le milieu scolaire : le « grand jeté » de personnes enseignantes de la danse

Andréanne Breault (UQAM)DS-1520

Les parcours des personnes étudiantes en formation initiale à l’enseignement se diversifient (Tardif et al., 2025). Si ceux des personnes enseignantes en seconde carrière sont déjà documentés (Balleux, 2011; Perez-Roux, 2011, 2019), le cas des personnes enseignantes de la danse demeure particulier : certaines effectuent une transition professionnelle de l’enseignement en milieu de loisir (ML) vers le milieu scolaire (MS) pour de meilleures conditions. Malgré leur expérience antérieure, ce saut vers le MS s’accompagne d’un « véritable choc culturel » (Raymond, 2014). Cette recherche phénoménologique herméneutique (Paillé et Mucchielli, 2021) explore comment ces personnes ont vécu leur transition professionnelle du ML vers le MS. Son intérêt scientifique repose sur la rareté des données concernant ce phénomène dans le contexte distinctif de la danse, qui présente néanmoins des similitudes avec d’autres disciplines artistiques et sportives enseignées dans ces deux contextes. S’inscrivant dans l’axe 1, « Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs », cette étude mobilise des entretiens individuels biographiques semi-dirigés et d’explicitation auprès de six personnes participantes pour documenter leur expérience. Les données recueillies permettront de mieux cerner les processus sous-jacents au phénomène de la transition professionnelle. Cette communication présentera la problématique, le cadre conceptuel et la méthodologie de recherche.

Andréanne Breault est doctorante en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), sous la direction conjointe de Geneviève Messier (UQAM) et de Caroline Raymond (UQAM). Elle détient deux baccalauréats (en droit et en danse) ainsi qu’une Maîtrise en enseignement des arts. Avant de se lancer en recherche, elle a enseigné la danse dans les milieux de loisir et scolaire. Sa recherche doctorale porte sur la transition professionnelle de personnes enseignantes de la danse, ainsi que sur l’identité professionnelle de ces dernières et sur la formation initiale en enseignement. Depuis 2024, Andréanne est professeure invitée au Département de danse de l’UQAM.
Mer 10:4511:05
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
enseignement de la danse, phénoménologie herméneutique, transition professionnelle

Développer les habiletés des élèves à formuler des inférences : expérimentation d’un dispositif didactique au 3e cycle du primaire

Ariane Brunet, Marie-Hélène Giguère et Catherine Turcotte (UQAM)DS-1525

La compréhension inférentielle constitue un levier central de la compréhension en lecture, mais elle demeure peu enseignée de façon explicite au primaire (Rice, 2024; St-Pierre, 2016). Peu de dispositifs d’enseignement s’intéressent à l’étayage, qui est pourtant reconnu comme une pratique essentielle au développement de la formulation d’inférences causales (Rice, 2024; St-Pierre, 2016). Celles-ci sont d’ailleurs essentielles à la cohérence textuelle (Bianco et Coda, 2002). Ce constat soulève une question de recherche : Quel effet produit un dispositif d’enseignement étayé sur les habiletés des élèves de 3e cycle à formuler des inférences causales ? Ce projet s’appuie sur les modèles de la compréhension en lecture distinguant différents niveaux de traitement (Duke et al., 2021; Turcotte et al., 2015) et sur les travaux portant sur les typologies d’inférences (Dupin de Saint-André, 2011; Spencer, 2016), dont l’inférence causale. Il se penche sur leurs conditions d’enseignement (Rice et al., 2024), notamment l’enseignement explicite et l’étayage (Spencer, 2016).  La démarche méthodologique envisagée repose sur la conception d’un dispositif didactique intégrant ces principes, suivie d’une expérimentation quasi expérimentale comparant un groupe expérimental et un groupe témoin. Les résultats attendus visent à documenter les effets du dispositif sur la formulation d’inférences causales ainsi que sur leurs conditions d’étayage. Cette recherche contribuera ainsi à outiller les enseignants dans la planification d’interventions structurées favorisant le développement des habiletés à formuler des inférences causales. 

Ariane Brunet est doctorante en éducation à l’Université du Québec à Montréal. Elle occupe également les fonctions de chargée de cours et d’enseignante au primaire. Par ailleurs, elle a œuvré plusieurs années comme conseillère pédagogique au sein d’un centre de services scolaire ainsi que comme superviseure de stage. Ses intérêts de recherche portent principalement sur la didactique de la lecture, plus particulièrement sur la formulation d’inférences. Elle a d’ailleurs présenté ses travaux dans des colloques scientifiques et professionnels. Elle s’intéresse aussi à la conseillance pédagogique et à l’insertion professionnelle.
Mer 10:4511:05
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
conditions d’enseignement, dispositif, étayage, inférences, pratiques

Parce que le chercheur n’est pas un missionnaire : la recherche collaborative pour cultiver le doute en éducation

Nicole Monney (UQAC)DS-1540

Résumé : L’arrivée de l’Institut national d’excellence en éducation (LIP, 2023) et la promotion des données probantes comme fondement des politiques éducatives (Chkair et Wagnon, 2023) soulèvent une question cruciale : comment concilier la rigueur scientifique avec la complexité des milieux éducatifs, où les visées politiques, les aspirations démocratiques et les réalités de terrain s’entremêlent ? L’éducation ne se réduit pas à des indicateurs mesurables : elle forme un écosystème dynamique, influencé par des variables sociales, culturelles, économiques et individuelles qui échappent souvent aux modèles standardisés. Face à ce défi, il devient essentiel de concilier ces différentes variables et la recherche, en associant chercheurs, praticiens et décideurs, sans tomber dans le piège d’une expertise technocratique ou d’une neutralité apparente. La recherche collaborative (Desgagné, 1997) émerge alors comme une proposition : elle permet de cultiver le doute comme moteur de réflexion collective, tout en valorisant la pluralité des savoirs et des pratiques. Loin d’être des missionnaires porteurs de vérités absolues, les chercheurs deviennent des médiateurs, facilitant un dialogue où les données scientifiques s’articulent avec les savoirs d’expérience et les valeurs démocratiques. Cette communication présentera des exemples concrets de recherche collaborative en milieu éducatif, illustrant comment ce dialogue peut avoir lieu.

Mer 10:4511:05
Axe 3 : Favoriser la transformation sociale du politique au terrain
données probantes, recherche collaborative, savoirs d’expérience

11:1511:35 : Communication 5

Leviers et défis de la mise en œuvre d’une éducation par la nature expérientielle et inductive au primaire

Jessica Fournier, Mathieu Point et Geneviève Bergeron (UQTR)DS-1520

Les défis socioenvironnementaux contemporains nécessitent d’ancrer l’éducation dans les enjeux locaux et ce, au sein des pratiques éducatives (Yemini et al., 2023). L’UNESCO (2020) met l’accent sur l’indissociabilité des enjeux socioécologiques et des pratiques pédagogiques, qui gagneraient à être plus expérientielles, inductives et ancrées dans les lieux. L’éducation par la nature (ÉN) peut se comprendre « comme une proposition éducative où le contexte, à la fois social et environnemental, joue un rôle significatif dans l’apprentissage » (Point et al., 2024, p. 246) et représente une stratégie particulièrement pertinente. Toutefois, plusieurs obstacles freinent son intégration, notamment l’insuffisance de formation (Beauchamp et al., 2022) et le manque d’accompagnement (Ayotte-Beaudet et al., 2022). Afin de mieux comprendre les conditions pédagogiques et organisationnelles qui soutiennent ou compliquent la mise en œuvre d’une ÉN inductive et expérientielle (Vanlone et al., 2024), nous avons conçu et expérimenté un dispositif d’ÉN auprès de deux enseignantes et de deux groupes du primaire. L’analyse des entretiens semi-dirigés réalisés dans cette recherche-action met en évidence des conditions favorables, telles qu’un processus favorisant la réflexion, l’agentivité et l’engagement affectif, ainsi que des enjeux possibles, dont la gestion du temps, des ressources et le degré d’aisance des enseignantes dans l’action.

Jessica Fournier complète actuellement sa maîtrise en psychopédagogie à l’Université du Québec à Trois-Rivières et elle y débutera son doctorat en éducation à l’automne 2026. Elle est la coordonnatrice du laboratoire de recherche sur l’Éducation par la Nature et Territoire Apprenant (ÉNa-TerrA) et est membre étudiante de l'équipe de recherche interuniversitaire sur l'éducation en plein air Fonds de recherche du Québec Société et Culture (FRQSC). Jessica souhaite allier son ardent désir d’adresser les enjeux socioenvironnementaux, tout en repensant les pratiques pédagogiques qui ont le potentiel de favoriser une (re)connexion avec la nature. Ses travaux portent sur l’éducation par la nature et en vue du développement durable, particulièrement en formation initiale à l’enseignement. Geneviève Bergeron est professeure titulaire au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. En plus d’être cotitulaire du laboratoire de recherche sur l’Éducation par la Nature et Territoire Apprenant (ÉNa-TerrA), elle est également chercheuse au Laboratoire International sur l’inclusion scolaire (LISIS) et au Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite (RÉVERBÈRE). Ses travaux portent principalement sur les modalités pédagogiques et de gestion de classe permettant de soutenir l’apprentissage de tous les élèves en classe ordinaire et l’intervention éducative par la nature et l’aventure.
Mer 11:1511:35
Axe 1 : Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs
approche expérientielle, démarche inductive, éducation par la nature, pratiques pédagogiques

Assurer cohérence et suivi dans l’accompagnement : une fonction essentielle des dispositifs en stage de 4e année en situation d’emploi

Karine Labelle, France Dufour et Simon Collin (UQAM)DS-1525

L’augmentation des stages de 4e année en situation d’emploi (SE) au Québec (Gilbert et Dufour, 2024; Pilon-Larose, 2024) appelle à une révision des dispositifs d’accompagnement (Dufour et Labelle, 2024) afin d’offrir des conditions favorables à la réussite de ce type de stage (Monfette et Côté-Piché, 2025). En effet, la disponibilité limitée des enseignantes associées peut freiner le développement professionnel des stagiaires (Labelle et al., 2025). Cette recherche-développement doctorale vise à élaborer un cadre de référence pour la mise en place de dispositifs systémiques d’accompagnement du développement professionnel des stagiaires de 4e année en SE. Deux groupes de discussion réunissant un total de trois stagiaires, deux enseignantes associées et quatre superviseures de stage ont été menés et analysés selon une approche thématique (Paillé et Mucchielli, 2021) afin de recueillir leurs avis au sujet des fonctions, modalités et composantes que devraient avoir les dispositifs d’accompagnement (Bergeron et al., 2021).Les résultats préliminaires révèlent quatre fonctions essentielles des dispositifs, dont l’une sera approfondie : assurer la cohérence et le suivi de l’accompagnement. La planification de l’accompagnement offert par les différentes personnes accompagnatrices apparait ainsi comme un levier central pour soutenir le développement professionnel des stagiaires en SE. Mots-clés : accompagnement; stage de 4e année en situation d’emploi; dispositifs systémiques; développement professionnel.

Karine Labelle est doctorante en éducation à Université du Québec à Montréal et membre étudiante du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE). Sa thèse porte sur l’accompagnement du développement professionnel des stagiaires de 4e année en situation d’emploi. Ancienne enseignante au primaire, formatrice de terrain, superviseure de stage, et directrice d’établissement, elle est actuellement gestionnaire des ressources éducatives d’un centre de services scolaire.
Mer 11:1511:35
Axe 2 : Contribuer à l’innovation et à l’amélioration des pratiques
accompagnement, développement professionnel, dispositifs systémiques, stage de 4e année en situation d’emploi

11:4513:30 : Dîner

Diner (boite à lunch)

DS-1545

Une boîte à lunch sera offerte aux personnes participantes et présentatrices ayant commandé un repas lors de l’inscription.

Mer 11:4513:30

13:3014:30 : Activité de clôture

Conférence de clôture et remise des prix de présence

DS-R510

Animation

Yves Chochard

Yves Chochard est professeur au Département d’éducation et formation spécialisées de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et vice-doyen aux études de la Faculté des sciences de l’éducation. Il dirige également l’Observatoire compétences-emplois (OCE). Ses travaux de recherche portent principalement sur la formation des adultes en milieu de travail, le développement des compétences et l’évaluation de la formation. Il s’intéresse notamment aux conditions qui favorisent le transfert des apprentissages en situation de travail ainsi qu’aux effets des dispositifs de formation sur la performance individuelle et organisationnelle. Ses travaux, souvent menés en partenariat avec les milieux de pratique, visent notamment à développer et expérimenter des approches d’évaluation adaptées aux réalités de la formation continue.

Annie Dubeau

Annie Dubeau est titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Avant sa nomination à titre de doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, le 1er juin 2024, elle a occupé les fonctions de directrice de département (2014-2017), de directrice de programme (2018-2021), de vice-doyenne aux études (2023-2024) et est professeure au Département d’éducation et formation spécialisées depuis 2010. Ses travaux de recherche portent sur les facteurs qui influencent la qualité du parcours scolaire et de formation des personnes. Son riche parcours professionnel lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie du réseau scolaire québécois, des enjeux politiques et administratifs propres aux universités et aux centres de services scolaires, ainsi que de la diversité des réalités et des défis auxquels sont confrontés les personnes qui se forment, de l’enfance à l’âge adulte.

Nathalie Lacelle

Nathalie Lacelle est professeure titulaire au Département de didactique des langues de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et vice-doyenne à la recherche de la Faculté des sciences de l’éducation. Elle est coresponsable du Laboratoire d’expérimentation des réalités étendues (1P1) et rédactrice en chef de la Revue Multimodalité(s). Elle a dirigé une vingtaine de projets de recherche portant sur les compétences à lire et à produire des œuvres numériques, notamment à l’aide d’outils d’intelligence artificielle, en partenariat avec les milieux culturels, scolaires et communautaires. Elle est également l’autrice de plus d’une centaine d’articles scientifiques et d’ouvrages. Dans une perspective interdisciplinaire, ses travaux portent sur les modalités de production et de compréhension de contenus au moyen de dispositifs technologiques en constante évolution. Elle s’intéresse plus particulièrement à l’articulation des modes visuels, textuels et sonores dans les environnements numériques et immersifs. En 2025, elle a reçu le prix Adrien-Pouliot de l’Acfas pour la coopération scientifique avec la France.

Mer 13:3014:30