Horaire
- Lundi 17 Août 2026
- Mardi 18 Août 2026
- Mercredi 19 Août 2026
Lundi 17 Août 2026
11:00 – 13:30 : Accueil
Accueil et inscription
DS-R500
Les personnes participantes et présentatrices sont invitées à se rendre au hall du pavillon J.-A.-DeSève (DS-R500) pour récupérer leur cocarde.
Assemblée générale annuelle (11:00 à 12:30)
DS-1525
Les personnes professeures habilitées à diriger ou codiriger au doctorat réseau en éducation de l’Université du Québec sont conviées à l’assemblée générale annuelle.
13:30 – 15:00 : Activité d’ouverture
10 profs, 10 événements critiques
DS-R510
Description
10 professeurs et professeures aux profils différents auront, tour à tour, 5 minutes chrono pour relater un élément de leur parcours ayant influé sur leur choix de devenir chercheur ou chercheuse en sciences de l’éducation. Cette palette d’expériences exposera l’auditoire à des parcours divers, à différentes approches ou à différents chemins, illustrant ainsi la complexité des parcours qui mènent à la recherche en éducation.
Panélistes
André-Sébastien Aubin (UQAM)
Professeur à la section Méthodologies d’évaluation en éducation au département d’éducation et de pédagogie de l’UQAM depuis 2016. Après un baccalauréat et une maitrise en génie électrique, André-Sébastien, s’intéresse à l’évaluation des apprentissages au postsecondaire. Il entame donc un doctorat en éducation, afin d’approfondir ce champ d’expertise peu exploré.
Différentes collaborations lui ont permis de développer une expertise rare en évaluation des apprentissages dans le cadre de programmes à forte composante de professionnalisation. Parmi ses champs de recherche, on retrouve l’évaluation des apprentissages dans des programmes par compétences, l’utilisation de tâches authentiques et/ou complexes, la validité, la formation des futurs enseignants à l’évaluation et l’application des modèles psychométriques dans le contexte de l’évaluation en salle de classe.
Léna Bergeron (UQTR)
Léna Bergeron est enseignante de formation et professeure titulaire au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses recherches portent sur la planification de l’enseignement et la prise en compte de la diversité des besoins des élèves en salle de classe. Elle est coauteur de la 4e édition du livre Apprentissage et enseignement – Théories et pratiques. Elle est également codirectrice de la collection de guides de référence aux Presses de l’Université du Québec : Petits repères pour grands pédagogues. Elle est codirectrice du Laboratoire sur la recherche-développement au service de la diversité (Lab-RD2) et elle est membre du Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite (RÉVERBÈRE) et du Laboratoire international sur l’inclusion scolaire (LISIS).
Priscilla Boyer (UQTR)
Priscilla Boyer est professeure titulaire du département des sciences de l’éducation de l’UQTR et spécialiste de la didactique de la grammaire. Présidente de la section québécoise de l’association internationale de la recherche en didactique du français (AiRDF) et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE), elle s’intéresse également depuis quelques années au champ des littéracies universitaires, et en particulier aux compétences scripturales des étudiants des 2e et 3e cycles.
Chantale Breault (UQAM)
Chantale Breault, Ph.D., est professeure en éducation de la petite enfance au département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Elle est aussi chercheuse collaboratrice au sein de l’Équipe de recherche Qualité des contextes éducatifs de la petite enfance. Elle s’intéresse à la qualité éducative, aux pratiques inclusives, aux orientations pédagogiques et à la perspective des enfants, ainsi qu’au développement professionnel des personnes qui les accompagnent. Ses travaux s’inscrivent dans une approche de recherche participative menée avec les gestionnaires, les équipes éducatives et les partenaires des services éducatifs à l’enfance, afin de soutenir des changements ancrés dans les réalités du terrain.
Martine De Grandpré (UQAM)
Martine De Grandpré est professeure au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent principalement sur l’accompagnement professionnel, le développement professionnel des stagiaires, du personnel enseignant et des personnes conseillères pédagogiques, ainsi que sur l’étude des pratiques d’enseignement reconnues comme efficaces. Forte d’une expérience comme enseignante au secondaire et conseillère pédagogique, elle s’intéresse aux conditions favorisant l’apprentissage, la pratique réflexive et le jugement professionnel en contexte scolaire. Ses recherches adoptent une perspective à la fois scientifique et ancrée dans les réalités du terrain.
Myriam Girouard-Gagné (UQTR)
Myriam Girouard-Gagné est professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières en évaluation inclusive et différenciée en soutien aux apprentissages. Son programme de recherche s’articule autour des pratiques évaluatives mettant de l’avant une approche inclusive et différenciée, de leurs retombées sur la réussite et le bienêtre des personnes apprenantes, et des processus de développement professionnel favorisant l’amélioration des pratiques évaluatives actuelles. Son parcours professionnel, combinant des expériences comme chargée de cours, conseillère pédagogique, professionnelle de recherche et enseignante au primaire, nourrit une approche ancrée dans les réalités du terrain et soutient la mise en œuvre de pratiques inclusives cohérentes et transférables.
Raoul Kamga Kouamkam (UQAM)
David Lefrançois (UQO)
David Lefrançois est professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais et chercheur au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante. Docteur en philosophie politique, il s’intéresse au développement de la pensée critique dans l’enseignement de l’histoire ainsi qu’en éducation civique, financière et juridique, de même qu’à l’intégration du numérique en sciences humaines et sociales. Il pilote une recherche sur l’usage d’enjeux financiers controversés au secondaire, dans le cadre de l’éducation financière. Il est aussi directeur de la Revue des sciences de l’éducation.
Mylène Leroux (UQO)
Mylène Leroux est professeure titulaire en formation pratique à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et chercheuse régulière au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE). Elle est actuellement responsable du programme de doctorat à l’UQO.
Enseignante du préscolaire et du primaire de formation, elle a développé ces 20 dernières années une expertise au sujet du développement professionnel des enseignant·e·s (en particulier la formation pratique et l’insertion professionnelle) et de divers concepts relatifs à la psychologie positive (ex. : résilience, bienêtre, présence attentive, autocompassion).
Elle mène actuellement un projet de recherche-action dans plusieurs écoles pour aider des équipes à mieux soutenir l’insertion professionnelle des personnels scolaires débutants, notamment par la collaboration interprofessionnelle. La Pre Leroux collabore aussi à plusieurs projets de recherche de divers collègues au sujet de l’insertion professionnelle, du codéveloppement et de la santé mentale.
Nicole Monney (UQAC)
Nicole Monney est professeure titulaire au département des Sciences de l’Éducation à l’UQAC depuis 2012. Elle est chercheure associée au CRIRES et au CRRE. Depuis 2025, elle est cotitulaire de la Chaire de leadership en enseignement portant sur « L’évaluation des apprentissages à l’ère de l’IA par le biais de la coélaboration de connaissances (CLE-EVIACO) ».
Son expertise porte sur l’évaluation formative des apprentissages, sur la formation pratique des enseignants et sur les pratiques en gestion de classe dont, la planification des apprentissages.
Actuellement, elle dirige une recherche (CRSH-savoir) qui porte sur l’évaluation des apprentissages dans un contexte inclusif. Elle fait également partie du projet CRSH-Partenariat (Martine Peters, UQO) s’intéressant à la prévention du plagiat en milieu universitaire. La réflexion portée sur ces différents projets lui a permis de développer une expertise fine par rapport à l’évaluation des apprentissages.
Animation
Annie Charron
Annie Charron, Ph. D., est professeure titulaire en éducation préscolaire au Département de didactique de l’UQAM, où elle œuvre depuis 20 ans. Elle est titulaire de la Chaire stratégique sur la réussite éducative des enfants à l’éducation préscolaire. Ses travaux portent notamment sur la qualité des interactions, les pratiques enseignantes favorisant le développement du langage oral et écrit ainsi que la collaboration interprofessionnelle à l’éducation préscolaire. Ses recherches s’inscrivent principalement dans une approche de recherche-action visant à soutenir la transformation des pratiques professionnelles. Elle amorce actuellement sa troisième année à titre de directrice du programme de doctorat réseau en éducation.
15:00 – 15:30 : Collation
Collation
DS-1545
Une collation sera offerte aux personnes participantes et présentatrices dans le hall du pavillon J.-A.-DeSève.
15:30 – 17:30 : Ateliers
Les personnes étudiantes sont invitées à participer à l’atelier de leur choix parmi les options suivantes : «Ma vie, mon doc.» ou «Mon CV, ma carrière.» Les personnes professeures sont conviées à l’atelier «Ma tâche en trois actes.»
Ma vie, mon doc.
DS-1520
Cet atelier est réservé aux personnes étudiantes.
Description
Dans cet atelier, les personnes participantes auront la possibilité d’explorer leur parcours de doctorat et la gestion de leur bien-être. Les étudiantes et étudiants qui sont plus en début de parcours auront la possibilité de recevoir des exemples et des rétroactions de la part des personnes animatrices et participantes.
Animation
Cynthia Vincent
Cynthia Vincent (Ph. D.) est professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM où elle réalise ses travaux de recherche et son enseignement sur l’apprentissage au postsecondaire. Elle possède une formation interdisciplinaire et plusieurs années d’intervention en sexologie, psychologie et pédagogie de l’enseignement supérieur. Elle s’intéresse à la professionnalisation de la communauté académique, en particulier à la santé mentale et au bien-être de ses membres.
Natacha Bérubé-Deschênes
Natacha est candidate au doctorat en éducation à l’Université du Québec à Montréal, coordonnatrice de recherche pour la Chaire de recherche du Canada sur les différences de genre à l’école (Isabelle Plante) et chargée de cours à l’Université de Sherbrooke. Son projet doctoral vise à établir un portrait de l’ennui scolaire vécu par les élèves doués au primaire et à différencier cette expérience de l’ennui selon leur douance et selon leur genre. Natacha participe également à l’organisation du présent colloque.
Mon CV, ma carrière.
DS-1525
Cet atelier est réservé aux personnes étudiantes.
Description
Vers la fin du parcours, il est temps de penser à suite et de préparer son dossier. Quelles sont les éléments importants auxquels penser? Comment est-il possible de mettre en valeur nos activités? Faut-il les présenter différemment si l’on vise une carrière universitaire ou hors de l’université?
Animation
Julie Lachapelle
Julie Lachapelle, Ph. D., est professeure au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Dans le cadre de projets financés par le FRQSC et le CRSH, ses travaux de recherche portent sur les pratiques enseignantes en matière d’émergence de l’écrit, le développement langagier en contexte d’immersion française, l’engagement des enfants ainsi que la valorisation du personnel scolaire à l’éducation préscolaire. Elle contribue également à la rédaction d’ouvrages didactiques portant sur l’éducation préscolaire et destinés aux étudiant·es en formation initiale à l’enseignement. Elle participe aussi à l’organisation du présent colloque.
Laury Bédard
Laury Bédard est doctorante en éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est également chargée de cours à l’UQAM et à l’Université TÉLUQ, et cumule plus de vingt ans d’expérience en milieu scolaire, principalement en conseillance pédagogique. Durant sa thèse, inscrite dans une méthodologie de recherche-développement, elle a élaboré un dispositif de développement professionnel à distance visant l’amélioration de la compétence numérique du personnel enseignant. Ses intérêts de recherche portent sur les dispositifs de développement professionnel, les approches critiques du numérique, l’accompagnement réflexif des personnes enseignantes et la valorisation du personnel scolaire. Elle participe également à l’organisation du présent colloque.
Ma tâche en trois actes.
DS-1540
Cet atelier est réservé aux personnes professeures.
Description
Sous le format World Café, les personnes professeures partagent des idées qui ont amélioré différents aspects de leur vie professorale. Chaque table portera sur l’un des thèmes suivants :
- Enseignement et évaluation
- Encadrement aux cycles supérieurs
- Diffusion de la recherche et mobilisation des connaissances
- Services à la collectivité à l’externe
Animation
Annie Charron
Annie Charron, Ph. D., est professeure titulaire en éducation préscolaire au Département de didactique de l’UQAM, où elle œuvre depuis 20 ans. Elle est titulaire de la Chaire stratégique sur la réussite éducative des enfants à l’éducation préscolaire. Ses travaux portent notamment sur la qualité des interactions, les pratiques enseignantes favorisant le développement du langage oral et écrit ainsi que la collaboration interprofessionnelle à l’éducation préscolaire. Ses recherches s’inscrivent principalement dans une approche de recherche-action visant à soutenir la transformation des pratiques professionnelles. Elle amorce actuellement sa troisième année à titre de directrice du programme de doctorat réseau en éducation.
Geneviève Messier
Geneviève Messier est professeure titulaire au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse aux théories, aux modèles et aux concepts associés à la didactique, mais aussi au développement des compétences professionnelles des futures personnes enseignantes. Elle a réalisé des recherches dans les champs de la littératie universitaire, de la formation pratique et de la didactique de l’oral. Elle est chercheuse régulière au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et directrice de l’Équipe RUSE (Réfléchir pour un Usage diversifié de Stratégies d’Enseignement).
17:30 – 19:30 : Cocktail
Cocktail de bienvenue
D-R200
Un cocktail sera servi aux personnes participantes et présentatrices.
Mardi 18 Août 2026
08:00 – 09:00 : Accueil
Accueil et inscription
DS-R500
Les personnes participantes et présentatrices sont invitées à se rendre au hall du pavillon J.-A.-DeSève (DS-R500) pour récupérer leur cocarde.
09:00 – 11:45 : Communications (bloc 1)
Les communications se dérouleront selon la formule suivante :
- Communication 1 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- Communication 2 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- Communication 3 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- PAUSE 15 minutes
- Communication 4 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- Communication 5 (le cas échéant, 20 minutes)
- Échanges et clôture (10 minutes)
Les salles seront présidées par les duos suivants :
- Axe 1 – DS-1520 : Natacha Bérubé-Deschênes et Laura Soulat
- Axe 2 – DS-1525 : Geneviève Messier et Eve-Lyne Leclerc
- Axe 3 – DS-1540 : Nicole Monney et Floriane Binette-Laporte
09:00 – 09:20 : Communication 1
Proposition d’un cadre d’analyse critique pour évaluer les usages pédagogiques du numérique
Alain Stockless, Laury Bédard, Raoul Kamga et Stéphane Villeneuve (UQAM)DS-1520
Le numérique en éducation entraine des enjeux importants, autant sur ses possibilités pédagogiques que sur des considérations sociales, politiques, éthiques, économiques ou techniques. De plus, son caractère transversal incite tout le monde à donner son avis, souvent polarisé, peu nuancé ou difficile à généraliser. Par conséquemment, on observe des discours technocentristes qui font la promotion du numérique (Bédard et al., accepté) tandis que d’autres sont davantage critiques. Les retombées positives du numérique sont mitigées (UNESCO, 2023), mais, d’un autre côté, les personnes qui critiquent son utilisation n’ont pas réussi à démontrer que l’apprentissage sans le numérique était préférable. Or, il est pertinent de développer la compétence numérique du personnel enseignant, notamment en adoptant une posture critique et réflexive afin de favoriser des usages pédagogiques du numérique réfléchi. L’objectif de cette communication est de proposer un cadre d’analyse critique pour évaluer les usages pédagogiques du numérique. Dans un premier temps, un état des lieux historiques, une analyse critique de la compétence numérique en fonction des écrits scientifiques et les résultats d’un outil d’évaluation des usages pédagogiques du numérique (Stockless et al., 2022) sont présentés. Ensuite, un cadre de réflexion critique est présenté et discuté pour favoriser l’utilisation pédagogique du numérique.
Soutenir l’insertion professionnelle des enseignants d’histoire au secondaire : oui, mais comment ?
Arianne Dufour (UQAC)DS-1525
Au Québec, la question de la pénurie d’enseignants soulève actuellement de nombreuses inquiétudes, tant pour la qualité de l’éducation qu’en raison de l’augmentation des abandons dans la dernière décennie (Leduc, 2025; Marquis, 2025). Parmi les facteurs qui contribuent à accentuer ce phénomène, le décrochage précoce des enseignants en début de carrière retient l’attention (Centrale des Syndicats du Québec, 2025). Cette réalité met en lumière l’importance cruciale de soutenir la persévérance des enseignants débutants (Desmeules et Hamel, 2017). Cette communication s’intéresse plus particulièrement aux enseignants d’histoire de 3e et 4e secondaire, dont la pratique s’inscrit dans un champ disciplinaire qui présente des défis particuliers. L’enseignement de l’histoire s’accompagne en effet de tensions liées aux finalités identitaires et critiques de la discipline, ce qui accentue la complexité du parcours d’insertion pour les enseignants débutants (Moisan et Saussez, 2019). Afin d’améliorer les connaissances sur l’insertion professionnelle (IP) de ces enseignants, nous souhaitons présenter les réflexions découlant de la rédaction de notre problématique de thèse. Plus précisément, nous souhaitons : 1) faire le point sur l’état du décrochage précoce en général au Québec; 2) discuter des conditions favorables dans les différentes formes de soutien à l’IP; 3) présenter le potentiel du codéveloppement pour favoriser la persévérance des enseignants d’histoire du 2e cycle du secondaire en IP.
À quelles conditions peut-on s’engager et adopter une posture critique dans les recherches en science de l’éducation ?
Jonathan Martel (UQAM)DS-1540
Sur le plan historique, la recherche qualitative prend ses origines dans un contexte de critique sociale et dans des enquêtes auprès de populations que l’analyse statistique ne permettait pas de mettre en évidence (Anadon, 2006). Les méthodes développées, notamment par l’ethnographie, permettent de proposer une description fine de la réalité sociale vécue par des personnes et des groupes marginalisés. Toutefois, plusieurs ont critiqué l’absence de visée émancipatrice de ces perspectives et le manque de réflexions théoriques issues de ces travaux (Gérin-Lajoie, 2006; Thomas, 1993). Notre communication propose une analyse épistémologique et méthodologique de l’ethnographie critique (Carspecken, 2013). Cette approche allie la précision des descriptions émanant du travail de terrain de l’ethnographie à la portée épistémique des théories critiques afin de favoriser des changements sociaux et de soutenir l’émancipation des personnes (Gérin-Lajoie, 2006). L’analyse proposée repose sur l’étude d’une enquête mobilisant cette approche réalisée dans un établissement d’enseignement collégial. D’abord, nous présenterons brièvement le cas. Ensuite, nous aborderons trois aspects clés : l’engagement de l’ethnographe sur le terrain, la négociation des postures (Girouard-Gagné et al., 2024) et le travail interprétatif. Finalement, nous présenterons les pièges à éviter et les limites de l’approche.
09:30 – 09:50 : Communication 2
Compétences numériques et bien-être psychologique au travail des directions d’établissement d’enseignement
Ulrich Ghislain Lekomo Ayemele (UQTR), Bianca B-Lamoureux (TÉLUQ) et Alain Huot (UQTR)DS-1520
Dans un contexte où les exigences professionnelles des directions d’établissement d’enseignement (DÉE) s’intensifient en raison de la complexification du rôle, de l’augmentation de la charge de travail (Lapointe et al., 2021) et des responsabilités numériques croissantes (Pollock et Hauseman, 2019), leur bien-être psychologique au travail (BEPT) apparaît fragilisé (Marsh et al., 2023). Le modèle Job Demands–Resources (Bakker et Demerouti, 2007) constitue un cadre pertinent pour analyser comment ces exigences peuvent être compensées par des ressources professionnelles, parmi lesquelles les compétences numériques (IsaBelle et al., 2012). S’appuyant sur le modèle du BEPT proposé par Dagenais-Desmarais et Savoie (2010), cette communication présente une recherche doctorale visant à examiner, au moyen d’un devis mixte explicatif séquentiel (Creswell, 2012), la relation entre les exigences professionnelles et le BEPT des DÉE, en considérant les compétences numériques comme une ressource susceptible de soutenir leur BEPT. Elle vise également à explorer, du point de vue des DÉE, la manière dont les exigences professionnelles et leurs compétences numériques influencent leur expérience du BEPT. Cette étude permettra de documenter empiriquement comment les compétences numériques peuvent soutenir le BEPT et éclairer les pratiques de formation, d’accompagnement et de gouvernance dans une perspective de prévention du mal-être.
Synthèse d’un projet de recherche doctorale sur les effets d’une gestion de la classe responsabilisante
Nathalie Di Mambro, Mélanie Dumouchel et Isabelle Plante (UQAM)DS-1525
La gestion de la classe constitue l’un des facteurs centraux de l’enseignement pour assurer le bon fonctionnement de la classe. La plupart des modèles actuels en gestion de la classe prennent principalement appui sur la personne enseignante et proposent diverses pratiques visant à soutenir ou à contraindre le comportement des élèves. Dans les dernières années, plusieurs stratégies alternatives davantage centrées sur les élèves ont été documentées : la participation des élèves et leur implication dans la classe, la reconnaissance de leur pouvoir de décision, leur relation avec la personne enseignante, le développement de leur autonomie ainsi que leur responsabilité face à leurs apprentissages. En s’appuyant sur ces données, un nouveau modèle de gestion de la classe a été proposé pour intégrer l’ensemble de ces éléments : la gestion de la classe responsabilisante. Malgré l’aspect prometteur de ce modèle, sa valeur scientifique reste à documenter, ce à quoi la présente recherche doctorale entend contribuer. Cette communication présentera la synthèse de ce projet, fondé sur un devis expérimental, qui cherche à mesurer les effets d’une gestion de la classe responsabilisante sur la réussite éducative et la motivation des élèves.
Transformer l’éducation par la négociation : l’expérience de Wemotaci entre décision politique et réalités éducatives
Pascal S. Quoquochi (Collaborateur UQAT) et Emilie Deschênes (UQAT)DS-1540
Dans plusieurs milieux éducatifs, les transformations structurelles sont souvent pensées à partir de politiques publiques ou de résultats de recherche. Plus rarement sont-elles observées au moment même où elles se construisent, dans l’espace incertain de la négociation politique et institutionnelle. Cette communication propose un regard ancré dans l’expérience terrain de la communauté atikamekw de Wemotaci, engagée dans une démarche de négociation d’autonomie gouvernementale en éducation. Elle met en lumière les dynamiques concrètes par lesquelles une communauté tente de redéfinir ses rapports aux encadrements existants afin de reprendre une capacité d’agir sur son système éducatif. À partir de situations vécues — négociation de responsabilités, structuration de nouvelles institutions, traduction de visions collectives — la présentation montrera comment la transformation éducative se joue simultanément sur les plans politique, organisationnel et opérationnel. Plutôt que de présenter un modèle ou des résultats, il s’agira de partager des apprentissages issus d’un processus en cours : tensions entre cadres imposés et aspirations locales, ajustements nécessaires pour rendre possible l’exercice de nouvelles responsabilités, et effets immédiats sur les pratiques éducatives. L’expérience de Wemotaci permettra de réfléchir au rôle des démarches politiques locales comme moteurs de transformation éducative, en amont même de toute réforme formelle des systèmes.
10:00 – 10:20 : Communication 3
L’oral au secondaire québécois : regards d’élèves de 14 à 18 ans sur leurs besoins et sur les pratiques actuelles
Christian Dumais et Karine Desrochers (UQTR)DS-1520
Au Québec, plusieurs études récentes se sont intéressées à la description des pratiques d’enseignement et d’évaluation de l’oral au primaire (entre autres Sénéchal, 2022; Soucy, 2023), tandis qu’une minorité s’est penchée sur celles mises en place au secondaire (Dumais et al., 2023). Par ailleurs, la plupart de ces travaux ont privilégié le point de vue des personnes enseignantes, offrant peu d’éclairage sur ce que pensent les élèves. La dernière étude documentant le point de vue des élèves du secondaire québécois remonte à plus de 15 ans (Lafontaine et Messier, 2009). Il semble essentiel d’actualiser ce portrait, car des données récentes indiquent que les besoins des élèves du secondaire liés à l’oral auraient évolué au cours des dernières années, notamment sous l’effet de la pandémie de COVID-19 (Dumais et al., 2023). Cette situation soulève la question suivante : Que pensent les élèves du secondaire québécois de l’oral, de son enseignement et de son évaluation? Pour y répondre, nous avons mené une recherche par méthodes mixtes mobilisant un devis séquentiel explicatif (Creswell et Plano Clark, 2018). Cette communication présentera une partie des résultats de la phase quantitative obtenus à partir d’un questionnaire administré à 1188 élèves du deuxième cycle du secondaire.
Contribution de dispositifs hybrides de formation au changement de pratiques des personnes enseignantes en formation continue
Jérôme Train (UQO), Mylène Leroux (UQO) et Stéphane Allaire (UQAC)DS-1525
La formation continue, composante du développement professionnel (Uwamariya et Mukamurera, 2005), est un élément essentiel pour la profession enseignante (Boulay et al., 2023). Ses modalités peuvent être proposées en présence, à distance ou de manière hybride (Gaudreau et al., 2021). Un dispositif hybride de formation (Burton et al., 2011) est composé de parties en présence et à distance et intègre des technologies soutenant l’enseignement et l’apprentissage (Charlier et al., 2006). Les dispositifs hybrides, qui se développent (Perry et al., 2021), sont étudiés dans l’enseignement supérieur (Deschryver et Charlier, 2012 ; Burton et al., 2025) et le sont aussi en formation continue des enseignant‧es (Perry et al., 2021), mais encore peu (Zagouras, 2022). En l’état actuel de notre revue des écrits, l’étude de ces dispositifs, en termes de changement de pratiques des personnes enseignantes du primaire et du secondaire au Québec, semble être une voie intéressante à investiguer. Ainsi, cette communication a pour objectif de présenter la recension des écrits réalisée dans le cadre de ce projet doctoral en cours, la démarche utilisée, ce qui en est ressorti et qui a conduit à la question et aux objectifs de recherche.
40 ans de déploiements numériques en éducation au Québec : du technocentrisme aux approches postdigitales
Laury Bédard (UQAM), Alain Stockless (UQAM) et Isabelle Savard (TÉLUQ)DS-1540
Depuis les années 1980, le Québec a connu plusieurs cycles de déploiements numériques en éducation, dont les retombées se sont avérées souvent en deçà des ambitions initiales. Cette communication propose une analyse de ces cycles afin d’en dégager les dynamiques récurrentes. Le problème central que nous examinons réside dans la persistance d’une logique technocentrée (Papert, 1987; Ross et Alsayegh, 2023) dans laquelle les équipements précèdent systématiquement la pédagogie, la gouvernance demeure descendante et hiérarchisée, et des indicateurs de performance quantitatifs tendent à masquer une fracture persistante au regard de la compétence numérique du personnel enseignant et de ses élèves. En mobilisant une analyse historique des plans ministériels déployés de 1985 à 2024, ainsi que le bilan évaluatif du dernier Plan d’action numérique au Québec (MEQ, 2024), la communication examine comment ces mécanismes reproduisent les mêmes écueils structurels depuis quarante ans. Les approches postdigitales (Fawns et al., 2023 ; Jandrić et al., 2018; Örtegren, 2024) constituent un cadre conceptuel nous permettant de proposer des pistes de réflexion ancrées dans les maillages entre humains, technologies et contextes. Briser ces cycles suppose de recentrer les déploiements sur la cohérence pédagogique, l’agentivité des personnes enseignantes et une gouvernance numérique véritablement partagée.
10:30 – 10:45 : Pause
Pause (15 minutes)
10:45 – 11:05 : Communication 4
Étude de la compréhension du rendement de conversion des cellules solaires chez les personnes étudiantes en génie électrique et électronique
Razika Zair Tala-Ighil (UQO), Nathalie Silvia Anwandar-Cuellar (UQO) et Geneviève Allaire-Duquette (UdeM)DS-1520
Les énergies renouvelables sont une alternative aux énergies fossiles en déclin (Vernier, 2017). Cependant, pour assurer une transition énergétique réussie, il faudrait surmonter des obstacles technologiques, économiques, institutionnels et socioculturels (Lucas et al., 2018). L’obstacle socioculturel repose sur la méconnaissance de la société des bienfaits des énergies renouvelables que l’éducation (formelle, populaire, formation) permettrait de surmonter (Horváth et Szabo, 2018). Les notions plus approfondies étant abordées à l’université, nous nous concentrons sur l’énergie solaire et sur sa composante de base, la cellule solaire et son rendement de conversion (International Renewable Energy Agency 2025, mars). De plus, la cellule solaire a considérablement progressé et est devenue pluridisciplinaire en STIM (Science, Technologie, Ingénierie, Mathématiques) (Septiyanto et Prima, 2024). Nous répondrons à la question de recherche : comment les personnes étudiantes en génie électrique et électronique au Québec comprennent-elles le rendement de conversion des cellules solaires? Nous allons nous appuyer sur les travaux de Duval (1993) et Vergnaud (1990) pour la didactique des mathématiques et sur le triangle de Johnstone (1991) pour la didactique des sciences. Cette recherche générera des données empiriques sur la compréhension du rendement (un concept intégrateur STIM) et permettra aux futurs ingénieur·es de concevoir des installations solaires efficaces (Alfalih, 2025).
Crise de l’école québécoise vs crise de la culture occidentale et vice versa
François Pageau (UQTR), Stéphane Martineau (UQTR) et Mathilde Cambron-Goulet (UQAM)DS-1540
En 2004, Simard reconnaissait que Platon a fondé les finalités de l’éducation et de la pédagogie occidentale sur des repères métaphysiques idéaux que sont le bien (théologique), le beau (esthétique) et le vrai (scientifique) (Canto-Sperber, 2022; Gauthier et Tardif, 1996; Hadot, 2005; Platon, Rép. : VI, 508 b – e; VII, 514 a – 519 e). Depuis le milieu du XXe siècle, des philosophes comme Nietzsche, Heidegger, Derrida, Vattimo et Simard ont remis en question ces repères métaphysiques pour les remplacer par un « perspectivisme » nihiliste de l’existence (Grondin, 2022; Leroux, 2022). Par conséquent, ceci a affecté les fondements de l’éducation occidentale, tant sur le plan des repères que sur celui de l’épistémologie et de son ingénierie (De Koninck 2000, 2010; Nepton, 2025; Simard, 2004, 2017). À cet égard, les différentes finalités de l’école québécoise actuelle (instruire, qualifier, socialiser) s’éloignent substantiellement des idéaux de Platon parce qu’elles ne sont pas arrimées à des repères métaphysiques à atteindre. Dans quelle direction faut-il instruire, socialiser, qualifier ? Difficile pour les enseignant.e.s de le savoir. Mon projet consiste à proposer d’utiliser « l’herméneutique philosophique » de l’existence de Gadamer (1960, 1996), pour préciser les repères métaphysiques qui visent les finalités actuelles de l’école québécoise, en utilisant une méthodologie qui est celle de la recherche théorique (Martineau et al., 2001), complémentaire aux sciences de l’éducation.
11:15 – 11:35 : Communication 5
Le temps universel en contexte d’examen collégial : effets sur l’anxiété évaluative et la réussite
Myriam Girouard-Gagné, Audrey Lachance et Stéphanie Lavigne (UQTR)DS-1520
La multiplication des demandes d’accommodements individuels en contexte d’évaluation soulève des enjeux croissants d’équité et de faisabilité dans les établissements collégiaux (Holmes et Silvestri, 2019; Larose et al., 2024). Pour répondre à ces enjeux, l’une des mesures envisagées est le temps universel qui consiste à accorder un temps supplémentaire à l’ensemble des personnes étudiantes lors d’examens. Or, cette mesure suscite des débats (Goudreault, 2025; Morissette, 2025), tout en demeurant peu documentée empiriquement, notamment au Québec (Duncan et Purcell, 2019; Holmes et Silvestri, 2019). Cette communication présente un projet de recherche mené en partenariat avec le CRISPESH visant à évaluer les effets du temps universel lors d’examens certificatifs en contexte collégial. À partir d’un devis pré-post comparant deux conditions d’évaluation (temps ordinaire et temps universel), des données sont recueillies auprès de 173 personnes étudiantes dans quatre cégeps. Cette communication se concentre spécifiquement sur des résultats quantitatifs préliminaires relatifs à l’anxiété évaluative. Ces résultats permettent d’examiner dans quelle mesure le temps universel est associé à l’anxiété évaluative rapportée et à une expérience d’évaluation perçue comme plus juste par les personnes étudiantes. En mettant en lumière le potentiel d’une approche préventive et universelle en évaluation, cette communication vise à nourrir la réflexion sur les pratiques évaluatives au collégial favorisant à la fois la réussite, l’équité et la santé mentale étudiante.
Étude des liens entre la posture d’évaluateur et l’usage de la présentation devant jury dans le cadre d’atelier en architecture
Vincent Perron, Diane Leduc et Carlo Carbone (UQAM)DS-1540
Résumé : La communication présentera la problématique, le cadre théorique et la méthodologie de mon projet doctoral. Dans les écoles d’architecture, l’atelier, un cours basé sur la pédagogie par projet, devient la norme en Amérique du Nord autour des années 1950 (Ockman et Williamson, 2012). Dans ces cours, les étudiants développent des compétences en créant un projet qui répond aux contraintes prédéterminées par l’enseignant se concluant par une présentation devant jury (Al Maani et Roberts, 2023; Ferreira, 2018; Walsche, 2018). Malgré une certaine évolution du modèle d’enseignement, l’héritage de la transmission du maître vers l’apprenti est toujours présent dans l’usage traditionnel de la présentation devant jury (Webster, 2005). C’est à travers l’échange entre le jury, les étudiants et l’enseignant que les valeurs et les objectifs d’apprentissage émergent (Helmersen et Silberberger, 2024). La présentation finale devant jury permet donc de comprendre et de documenter les intentions de l’enseignant qui sont souvent basées sur ses intuitions (Helmersen, 2022). L’activité d’évaluation est en elle-même un reflet de la posture d’enseignement et d’évaluation de l’enseignant (Efilti et Gemez, 2021; Jorro, 2016). Mon projet doctoral sera une étude de cas (Stake, 2006) observant la posture (Acker, 2017; Jorro, 2016) de trois enseignants dans les trois écoles d’architecture du Québec et leur usage de la présentation devant jury. L’analyse des liens entre la présentation devant jury et la posture des enseignants permettra de comprendre la culture d’évaluation en atelier d’architecture.
11:45 – 13:15 : Dîner
Diner (boite à lunch)
DS-1545
Une boîte à lunch sera offerte aux personnes participantes et présentatrices ayant commandé un repas lors de l’inscription.
13:15 – 15:15 : Ateliers
Les personnes étudiantes et les personnes professeures sont invitées à participer à l’atelier de leur choix parmi les options suivantes.
Ton comité, tes alliés.
DS-1520
Cet atelier est destiné aux personnes étudiantes et aux personnes professeures.
Description
Cet atelier permettra de démystifier la relation entre une personne étudiante et son comité de direction de recherche. Les questions suivantes seront abordées : Quelles peuvent être les attentes réciproques? Quelles sont les clés pour une relation réussie? Quels sont les différents types d’accompagnement?
Animation
Isabelle Plante
Isabelle Plante détient un baccalauréat en enseignement primaire et un doctorat en psychopédagogie de l’Université de Montréal, et a réalisé un stage postdoctoral en psychologie appliquée à l’Université de New York. Elle est maintenant professeure titulaire au Département de didactique de l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les différences de genre à l’école. Ses travaux portent sur les parcours scolaires différenciés des filles et des garçons et visent à mieux comprendre les mécanismes qui contribuent aux inégalités observées, afin de dégager des pistes d’intervention susceptibles de favoriser l’égalité des genres en matière de réussite scolaire et d’aspirations professionnelles. Elle s’intéresse également au rôle du système scolaire, notamment dans le contexte de l’école à trois vitesses, en examinant comment les caractéristiques des milieux scolaires, les pratiques éducatives et les facteurs psychologiques interagissent pour façonner les trajectoires des élèves.
Nathalie Di Mambro
Nathalie Di Mambro est doctorante à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a enseigné pendant plusieurs années au primaire dans diverses écoles montréalaises avant de compléter une maîtrise en éducation à l’UQAM. Elle est actuellement chargée de cours et assistante de recherche à l’UQAM. Ses intérêts de recherche portent principalement sur la gestion de la classe, le processus de responsabilisation, la motivation des élèves ainsi que leur réussite éducative.
Ma santé mentale, mon épanouissement.
DS-1525
Cet atelier est destiné aux personnes étudiantes et aux personnes professeures.
Description
Cet atelier permettra d’aborder les enjeux relatifs à la santé mentale en milieu universitaire, en l’explorant sous les aspects relatifs à l’épanouissement personnel et professionnel. Il sera question, entre autres, de stratégies qui prennent en compte les facteurs de bienêtre au travail et les compétences socio-émotionnelles.
Animation
Nancy Goyette
Nancy Goyette, Ph. D., est professeure titulaire au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Chercheure régulière au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et chercheure impliquée dans la chaire partenariale sur l’apprentissage durable en contexte éducatif (CADENCE), elle est l’initiatrice d’un nouveau champ de recherche dans ce domaine, la psychopédagogie du bienêtre, qui étudie les effets de l’enseignement et de l’apprentissage du bien-être en contexte éducatif, afin que tous les individus développent leur plein potentiel tout en cultivant une santé mentale positive. Autrice de nombreux textes scientifiques et professionnels ainsi que conférencière internationale, elle est l’auteure du livre S’épanouir en contexte éducatif avec la psychopédagogie du bien-être, publié aux éditions Septembre.
Marie-Andrée Pelletier
Marie-Andrée Pelletier, Ph.D., est professeure titulaire en éducation préscolaire à l’Université TÉLUQ, où elle est responsable du programme court de 2e cycle en éducation préscolaire offert entièrement à distance. Elle est également professeure associée à l’Université Laval. Ancienne enseignante à l’éducation préscolaire et au primaire pendant près de 15 ans, ses recherches portent sur le développement des compétences socio-émotionnelles du personnel scolaire, le bienêtre au travail et les pratiques d’accompagnement en éducation préscolaire. Chercheuse régulière au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et membre de l’Équipe de recherche Réussite éducative et pédagogie inclusive (RÉPI), elle mène des recherches en partenariat avec les milieux éducatifs afin de soutenir le développement professionnel du personnel scolaire.
Les dessous de l’édition.
DS-1540
Cet atelier est destiné aux personnes étudiantes et aux personnes professeures.
Description
Cet atelier permettra aux personnes participantes de mieux comprendre l’autre côté de la médaille de l’édition. Le fonctionnement de l’édition de la revue dans toute sa complexité sera abordé par des personnes éditrices de revues scientifiques en éducation.
Animation
Carla Barroso Da Costa
Professeure en mesure et évaluation au Département d’éducation et pédagogie depuis 2015, ses intérêts de recherche portent principalement sur les liens entre les évaluations à tâche complexe et l’autorégulation de l’apprentissage. Elle a dirigé la revue Mesure et évaluation en éducation de janvier 2021 à mai 2026. Elle est actuellement directrice de l’Unité de programme de premier cycle en éducation préscolaire et en enseignement primaire (ÉPEP) ainsi que responsable de la collection Mesure et évaluation aux Presses de l’Université du Québec.
Patrice Potvin
Patrice Potvin est professeur en didactique des sciences au Département de didactique de l’UQAM depuis 23 ans. Ancien enseignant de sciences au secondaire (7 ans), il a aussi participé à la conception de nombreux programmes éducatifs. Il dirige depuis 19 ans l’Équipe de recherche en éducation scientifique et technologique (EREST). Auteur de plus de 500 publications et communications scientifiques, il a aussi codirigé la Chaire de recherche sur l’intérêt des jeunes à l’égard des sciences et de la technologie (CRIJEST [5 ans]) et il est fondateur de la revue Didactique, créée en 2019. Depuis 2023, il dirige le Partenariat pour le développement et la réussite de la formation scientifique au secondaire, un projet d’envergure de 7 ans, financé par le CRSH (2M$). En reconnaissance de ses contributions, il a été nommé membre de la Société Royale du Canada en 2014 (Collège) et de l’Ordre de l’excellence en éducation du Québec en 2025. En 2026, il a été nommé « Overseas master” par la South China Normal University.
Laura Soulat
15:15 – 15:45 : Collation
Collation
DS-1545
Une collation sera offerte aux personnes participantes et présentatrices dans le hall du pavillon J.-A.-DeSève.
15:45 – 18:00 : Communications (bloc 2)
Les communications se dérouleront selon la formule suivante :
- Communication 1 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- Communication 2 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- PAUSE 15 minutes
- Communication 3 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- Communication 4 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
Les salles seront présidées par les duos suivants :
- Axe 1 – DS-1520 : Julie Lachapelle et Nathalie Di Mambro
- Axe 2 – DS-1525 : Rachel DeRoy-Ringuette et Ariane Dupuis
- Axe 3 – DS-1540 : Mélissa Goulet et Frédérique Halliday
15:45 – 16:05 : Communication 1
Que signifie l’inclusion en Centre de la petite enfance pour les enfants et les adultes la vivant au quotidien ?
Chantale Breault et Emma Bernard (UQAM)DS-1520
L’inclusion est largement valorisée dans les milieux éducatifs, mais ce concept se définit et se traduit de façon diverse sur le terrain (Thomas et Loxley, 2022). Bien que des politiques sociales soutiennent l’inclusion dans les Centres de la petite enfance (CPE; Gouvernement du Québec, 2025), l’expérience des personnes concernées est rarement prise en compte, a fortiori celle des enfants (Macha et al., 2024). S’ancrant dans une posture interprétative et participative, cette étude de cas multiples menée dans trois CPE visait à coconstruire le sens de l’expérience inclusive avec des enfants ayant accès à l’Allocation pour l’intégration en service de garde, leurs pairs, leurs parents, leurs éducatrices et les professionnelles les accompagnant. Inspirée de l’approche Mosaïque (Clark, 2017), elle a utilisé des méthodes qualitatives et multimodales pour recueillir et enrichir les perspectives de chacun (p. ex., photos, jeux partagés, observations, vidéos, entretiens). Les analyses thématiques (Braun et Clarke, 2006) éclairent plusieurs zones de convergence entre les acteurs, tout en rappelant que « chaque mosaïque est aussi différente que les enfants eux-mêmes » (Clark, 2017, p.135). Ces résultats soulignent l’importance de placer la perspective des enfants au cœur d’une réflexion partagée sur la manière de favoriser l’inclusion en petite enfance.
Quels effets possibles pour le jeu de rôle en classe de français au secondaire ?
Érika Lebeau (UQAM), Kathleen Sénéchal (UQAM) et Christian Dumais (UQTR)DS-1525
Même si l’utilité de l’oral dans la vie quotidienne est reconnue (Sénéchal, 2021), notamment pour les élèves du secondaire qui se prépare à faire leur entrée sur le marché du travail (Dumais et al., 2023; Maurer, 2001), l’oral demeure peu enseigné dans les écoles secondaires québécoises (Dumais et al., 2025). Lorsqu’il est travaillé en classe, c’est souvent par l’entremise de l’exposé oral, une forme de communication orale générant du stress pour les élèves pendant la période sensible qu’est l’adolescence (Infantino, 2019). Puisqu’un travail sur l’oral est indispensable au secondaire, le jeu de rôle se présente comme une avenue prometteuse pour permettre aux adolescents de mobiliser l’oral en classe de façon ludique et sous le couvert plus sécurisant du rôle joué (Albert-Fedolack, 2017; Sanchez, 2024). Dans cette communication, nous présenterons des effets possibles du jeu de rôle sur le rapport à l’oral d’élèves en classe de français, langue d’enseignement. Nous ferons plus précisément état de la problématique, du cadre conceptuel et de la méthodologie de notre recherche doctorale en cours qui met de l’avant une méthode mixte à devis convergent (Creswell et Creswell, 2018).
Changements curriculaires et stages en enseignement : quand la formation des superviseur·e·s devient un levier de transformation des pratiques d’accompagnement
Élisabeth Bélanger, Pascale-Dominique Chaillez et Annie Charron (UQAM)DS-1540
Deux changements curriculaires sont récemment venus changer la réalité des stages à l’éducation préscolaire, soit l’implantation du programme-cycle de l’éducation préscolaire (MEQ, 2021, 2023) et l’actualisation du Référentiel des compétences professionnelles (MEQ, 2020). Afin d’ajuster leurs pratiques d’accompagnement à ces changements, une équipe de superviseur·e·s de stages a mis en place trois projets successifs de formation et de concertation, échelonnés sur trois ans. L’objectif de cette recherche qualitative était de documenter les retombées de ces projets au regard des pratiques d’accompagnement des superviseur·e·s lors des stages. Huit superviseur·e·s ont pris part à des entretiens individuels semi-dirigés, qui ont été analysés à l’aide d’une analyse thématique (Paillé et Mucchielli, 2021). Les résultats mettent en lumière une évolution des pratiques d’accompagnement des superviseur·e·s, notamment en ce qui concerne l’articulation théorie-pratique relative au jeu libre et le soutien à la pratique réflexive des stagiaires. Ces résultats seront discutés à la lumière de travaux portant sur la supervision de stages, en soulignant l’apport de la formation et de la concertation entre superviseur·e·s comme levier d’appropriation des changements susceptible de renforcer la qualité de la formation initiale en enseignement.
16:15 – 16:35 : Communication 2
Portrait des connaissances et habiletés en littératie d’enfants québécois lors de leur entrée à la maternelle 4 ans
Julie Mélançon, Monica Boudreau et Isabelle Beaudoin (UQAR)DS-1520
L’approche développementale privilégiée à l’éducation préscolaire, centrée sur les forces, les intérêts et les besoins des enfants, nécessite une compréhension fine de leurs compétences afin de soutenir leur réussite éducative (MÉQ, 2023). Il est donc légitime de se demander, à 4 ans, où en sont les enfants au regard de leurs connaissances en littératie. Cette communication vise à présenter un portrait des connaissances et habiletés en littératie manifestées par des enfants au moment de leur entrée à la maternelle 4 ans. Les données ont été recueillies auprès de 98 enfants de maternelle 4 ans (44 filles et 54 garçons) répartis dans 10 classes de deux centres de services scolaires de la région de Chaudière-Appalaches. Les performances observées à différentes tâches de littératie seront abordées, dont la connaissance du nom et du son des lettres, la clarté cognitive (fonctions et concepts reliés à l’écrit), la conscience phonologique et l’écriture provisoire. Ce portrait, en plus de guider les interventions éducatives du personnel scolaire, peut constituer un levier pour les chercheurs dans le domaine de la littératie. Les implications pratiques de ces résultats et les perspectives pour la recherche en éducation seront discutées.
Recherche en accompagnement professionnel du personnel enseignant : embuches et solutions
Martine De Grandpré et Marie-Hélène Nadeau (UQAM)DS-1525
Cette communication propose un retour réflexif sur un projet de recherche visant à accompagner le personnel enseignant du secondaire en recourant à l’approche dynamique (De Grandpré et St-Amant, accepté; Kyriakides et al., 2021). Le contexte québécois marqué par de fortes contraintes organisationnelles (coupures budgétaires entraînant la réduction des ressources disponibles, désengagement progressif du partenaire et retrait de personnes participantes) a fragilisé le dispositif d’accompagnement anticipé. À partir du plan initial de recherche et de sa reconfiguration contrainte, les tensions entre ambitions scientifiques, réalités budgétaires et conditions de travail dans les centres de services scolaires seront mises en lumière. Cette analyse s’appuie sur le journal de bord de la chercheuse, les échanges avec le partenaire et les ajustements méthodologiques successifs afin de documenter finement le processus décisionnel. Des pistes de solutions pour concevoir des dispositifs d’accompagnement plus résilients (redéfinition des partenariats, scénarios méthodologiques alternatifs, stratégies de maintien de l’engagement des personnes participantes) enrichiront la réflexion sur la conduite de la recherche dans des milieux éducatifs sous pression.
L’éducation à l’environnement en géographie au premier cycle du secondaire : soutenir l’engagement des élèves sans nourrir l’écoanxiété
Caroline Payeur (UQAC)DS-1540
Les enjeux environnementaux occupent une place croissante dans l’espace scolaire et soulèvent un défi éducatif important : comment sensibiliser les élèves à ces enjeux sans renforcer les sentiments d’inquiétude ou d’impuissance qu’ils peuvent susciter. Les travaux de Pihkala (2020) montrent que l’écoanxiété constitue une réponse émotionnelle liée à la conscience des crises écologiques et qu’elle mérite d’être prise en compte dans les pratiques éducatives. Cette communication présente l’état d’avancement d’un projet doctoral portant sur l’éducation à l’environnement en géographie au premier cycle du secondaire. La géographie scolaire apparaît comme un espace particulièrement pertinent pour aborder les enjeux environnementaux, puisqu’elle permet d’analyser les relations entre sociétés, territoires et milieux ainsi que les choix collectifs qui façonnent les espaces habités. La recherche vise à examiner comment une approche ludique peut soutenir l’engagement des élèves face aux enjeux environnementaux tout en tenant compte des émotions qu’ils suscitent. Elle mobilise notamment le concept d’agentivité (Bandura, 2001), entendu comme la capacité à se percevoir comme acteur de changement. La communication présentera la problématique et les principaux concepts mobilisés, en montrant comment le jeu pédagogique peut constituer une médiation didactique favorisant l’engagement, l’espoir constructif et le développement du pouvoir d’agir.
16:45 – 17:00 : Pause
Pause (15 minutes)
17:00 – 17:20 : Communication 3
Soutenir le développement de la pensée mathématique des enfants à l’éducation préscolaire : des pratiques enseignantes sous pression
Raymond Nolin (UQTR)DS-1520
Dans un contexte éducatif marqué par des exigences institutionnelles croissantes et une pression accrue liée à la réussite éducative, le développement des premières habiletés mathématiques constitue un prédicteur important de cette réussite. À l’éducation préscolaire, cette pression favorise l’émergence d’activités associées à une approche scolarisante, amenant certaines personnes enseignantes à remettre en question la place du jeu de faire semblant ou à exprimer des difficultés quant à la manière d’y intervenir pour soutenir le développement de la pensée mathématique. S’inscrivant dans une perspective historico-culturelle, cette recherche qualitative/interprétative, exploratoire et descriptive vise à décrire des pratiques enseignantes mises en œuvre en contexte de jeu de faire semblant pour soutenir le développement de la pensée mathématique d’enfants à l’éducation préscolaire. La collecte de données, réalisée en trois phases (entrevues semi-dirigées, observations, entretiens d’autoconfrontation), a permis d’analyser des pratiques déclarées et effectives. Une analyse de contenu (Bardin, 2007) a mené à la description de 57 pratiques enseignantes. Les résultats mettent en lumière la diversité et la complexité des pratiques enseignantes qui sont mises en œuvre en contexte de jeu de faire semblant. En les documentant empiriquement, cette recherche contribue à une compréhension approfondie du travail enseignant dans des milieux éducatifs sous pression.
Profils motivationnels des étudiant·e·s universitaires et modes d’enseignement : analyse des dynamiques d’engagement en contexte de formation diversifiée
Samaher Selmi (UQAR)DS-1525
La diversification des modes d’enseignement à l’université (présentiel, hybride, à distance) transforme les conditions d’apprentissage et soulève des questions quant à l’engagement des étudiant·e·s. Or, si les préférences envers ces modes sont documentées, la manière dont elles s’articulent aux profils motivationnels demeure encore peu explorée. Cette recherche vise à analyser la répartition des profils motivationnels d’étudiant·e·s universitaires et à examiner leurs associations avec les modes et modalités d’enseignement privilégiés. Une enquête quantitative a été menée auprès d’étudiant·e·s inscrit·e·s à l’université. Un questionnaire validé, fondé sur la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 1985), a permis d’identifier différents profils motivationnels. Des analyses descriptives et inférentielles (corrélations de Spearman et V de Cramer) ont été réalisées afin d’explorer les relations entre profils et préférences pédagogiques. Les résultats révèlent une diversité de profils motivationnels et mettent en lumière certaines associations significatives entre types de motivation et contextes d’enseignement. Ces constats contribuent à une meilleure compréhension des dynamiques motivationnelles en milieu universitaire et offrent des pistes de réflexion pour adapter les environnements pédagogiques aux besoins différenciés des étudiant·e·s.
L’exercice de la méthode historique dans le matériel didactique d’Histoire du Québec et du Canada au secondaire
Adrianne Dumont (UQAM), Julia Poyet (UQAM) et Vincent Boutonnet (UQO)DS-1540
Dans le curriculum en Histoire du Québec et du Canada (3e et 4e secondaire), il est fait mention que la pensée historique est développée grâce à l’apprentissage de la méthode historique (Gouvernement du Québec, 2017). Cependant, l’identification de savoirs pertinents à l’exercice de la méthode historique (Doussot et Fink, 2024) ainsi que l’interprétation et l’utilisation des sources primaires posent problème (Duquette et coll., 2018 ; Éthier et Lefrançois, 2022). De plus, les manuels scolaires n’outillent pas pour l’exercice de la méthode historique selon les enseignant·es et les futur·es enseignant·es (Boutonnet, 2019). Comment le matériel didactique d’Histoire du Québec et du Canada permet l’exercice de la méthode historique ? Quatre concepts doivent être définis : pensée historique, pensée historienne, méthode historique et matériel didactique. Afin d’effectuer une analyse de discours critique, nous envisageons de créer notre propre grille d’évaluation du contenu. Étant à l’étape de l’avant-projet, nous espérons que cette recherche pourra fournir des résultats empiriques sur l’exercice de la méthode historique dans le matériel didactique et servir aux formateur·trices en didactique de l’histoire afin de guider les personnes enseignantes dans leur utilisation de ce matériel en classe.
17:30 – 17:50 : Communication 4
Les pratiques déclarées des personnes enseignantes à l’éducation préscolaire visant à favoriser le bienêtre des enfants en situation de négligence
Tania Lafleur (UQO)DS-1525
Cette communication présente la problématique et les choix méthodologiques d’un projet doctoral portant sur les pratiques déclarées des personnes enseignantes à l’éducation préscolaire visant à favoriser le bienêtre des enfants en situation de négligence. Au Québec, la négligence constitue la forme de maltraitance la plus fréquente chez les enfants de moins de six ans (Bérubé et coll., 2015 ; Julien, 2019) et compromet la sécurité affective et l’engagement, dimensions centrales du développement et des apprentissages (Perry, 2009 ; MEQ, 2023). Dans ce contexte, les interactions quotidiennes en milieu éducatif peuvent représenter un levier de protection important (Bowlby, 1969/1982 ; Hamre et Pianta, 2003). Toutefois, les personnes enseignantes rapportent un manque de soutien, de ressources, et de formation pour accompagner adéquatement ces enfants, ce qui génère un sentiment de désarroi et d’impuissance (Noirhomme-Renard et coll., 2018). Malgré ces contraintes, des pratiques se développent dans l’action, mais demeurent peu documentées et peu comprises. Afin de combler cette lacune, cette recherche adopte une approche qualitative exploratoire appuyée sur la théorisation ancrée constructiviste (Charmaz, 2014). À partir d’entretiens semi-dirigés, elle vise à décrire ces pratiques déclarées, à en comprendre les fondements et à identifier les contraintes et leviers influençant leur mise en œuvre.
Idéologies linguistiques en contexte scolaire québécois : entre prescriptions institutionnelles et pratiques déclarées
Danial Nabizadeh (UQTR)DS-1540
Au Québec, la protection et la promotion du français constituent des axes structurants des politiques linguistiques scolaires, notamment à travers la Loi 101, la Loi 14 et le projet de loi 94. Si ces dispositifs définissent un cadre normatif visant à encadrer les usages linguistiques en milieu scolaire, leur mise en œuvre repose largement sur les enseignants, qui agissent comme médiateurs entre les prescriptions institutionnelles et les réalités locales des établissements (Hornberger et Johnson, 2007). Cette communication, issue d’une recherche doctorale en cours, présente une analyse préliminaire des orientations idéologiques aux politiques linguistiques québécoises ainsi que des idéologies linguistiques déclarées par des enseignant·e·s du secondaire dans leur pratique professionnelle. L’objectif est d’examiner les convergences, tensions et éventuels décalages entre le niveau macro des textes politiques et le niveau micro des représentations et positionnements enseignants. La recherche s’inscrit dans le champ de la politique et de la planification linguistiques (Cooper, 1989; Johnson, 2013; Ruiz, 1984) et des idéologies linguistiques (Blommaert, 1999; Irvine, 1989; Kroskrity, 2005; Ruiz, 1984; Silverstein, 1979; Woolard, 1998; Woolard et Schieffelin, 1994), ainsi que dans les recherches sur les pratiques enseignantes comme espace de médiation des politiques linguistiques (Messier, 2014).
18:30 – 22:00 : Souper festif
Souper festif
ITHQ, Salle Mont-Royal (3535, rue Saint-Denis, 6e étage)
Un souper (menu trois services) sera offert à l’ensemble des personnes participantes et présentatrices ayant indiqué leur présence lors de l’inscription.
Adresse
Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec
3535 rue Saint-Denis
Salle Mont-Royal (6e étage)
Mercredi 19 Août 2026
08:00 – 09:00 : Accueil
Accueil et inscription
DS-R500
Les personnes participantes et présentatrices sont invitées à se rendre au hall du pavillon J.-A.-DeSève (DS-R500) pour récupérer leur cocarde.
09:00 – 11:45 : Communications (bloc 3)
Les communications se dérouleront selon la formule suivante :
- Communication 1 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- Communication 2 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- Communication 3 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- PAUSE 15 minutes
- Communication 4 (20 minutes)
- Échanges et battement (10 minutes)
- Communication 5 (le cas échéant, 20 minutes)
- Échanges et clôture (10 minutes)
Les salles seront présidées par les duos suivants :
- Axe 1 – DS-1520 : Myriam Girouard-Gagné et Élisabeth Bélanger
- Axe 2 – DS-1525 : Julie Lachapelle et Laury Bédard
- Axe 3 – DS-1540 : Martine De Grandpré et Razika Zair
09:00 – 09:20 : Communication 1
Maintenir les effets positifs d’une Lesson Study sans l’accompagnement d’experts: quels enjeux pour la didactique des mathématiques au primaire?
Marie-Pier Goulet (UQTR) et Marc Moyon (Université de Limoges)DS-1525
Développé au Japon autour des années 1900, le dispositif de Lesson Study (LS) constitue une avenue prometteuse pour soutenir à la fois le développement professionnel des enseignant·es et les apprentissages conceptuels des élèves (Clivaz et Takahashi, 2020; Lewis, 2009; Masselin et al., 2023), deux enjeux majeurs en didactique des mathématiques. Fondée sur un travail collaboratif, la LS permet de concevoir, d’expérimenter et d’ajuster collectivement des leçons, favorisant ainsi l’évolution des pratiques d’enseignement et une meilleure compréhension des besoins des élèves grâce à l’observation en classe (Vinatier et Morrissette, 2015). Certains travaux soulignent toutefois l’importance d’une personne experte en enseignement des mathématiques pour accompagner le collectif tout au long du processus (Takahashi, 2014), alors que l’impact de cette participation demeure peu documenté (Martin et Clerc-Georgy, 2017). Dans cette perspective, la présente recherche qualitative interprétative, menée par deux chercheurs (Québec–France) en partenariat avec une école primaire de Limoges (France), explore certains aspects du rôle de la personne experte dans le maintien des effets positifs de la LS. Plus précisément, la communication présentera des résultats préliminaires issus de l’analyse d’une leçon élaborée par le collectif enseignant sans l’accompagnement d’une personne experte, afin d’en examiner la pertinence et la profondeur sur le plan didactique.
L’expérience socioscolaire de jeunes d’origine haïtienne en processus d’acculturation dans le contexte de racialisation au Chili
Ivette Doizi (UQO)DS-1540
Cette recherche vise à décrire les caractéristiques de l’expérience socioscolaire de jeunes d’origine haïtienne en un processus d’acculturation dans le contexte de racialisation au Chili. D’élèves de familles haïtiennes en situations de migration en contexte de ségrégation sociale (Bertrand, 2017) et scolaire (Corvalán, 2021), de marginalisation, de pauvreté et de vulnérabilisassions sociales (Aguilera et al., 2020), de racialisation (Chávez-González, 2024; Pavez-Soto, 2019) et de racisme (Aguilera et al., 2020; Corvalán, 2021; Pavez-Soto, 2018). Cela entrave les possibilités d’intégration sociale et la réussite scolaire des jeunes. Comme il s’agit d’une migration récente, il existe un manque de données de cette expérience dans le contexte éducatif chilien. Au Québec, l’immigration des familles haïtiennes remonte à 50 ans. Cependant, les jeunes présentent encore des défis liés à l’intégration socioscolaire et des défis liés au processus d’acculturation (Lafortune, 2014). En plus, les vulnérabilités sociales des familles sont un facteur de décrochage (Lafortune, 2019). Pour comprendre l’expérience socioscolaire de jeunes de « race » noire, Thésée et Carr (2016) proposent d’aborder les concepts à partir des théories antiracistes critiques (TARC), élaborées par Dei (2013). Cette recherche révèle une transposition des théories adaptées au contexte chilien. La méthodologie envisagée qualitative exploratoire descriptive.
09:30 – 09:50 : Communication 2
Étude de cas d’une école de rue, un organisme au cœur du raccrochage scolaire des élèves ayant des besoins particuliers
Eve-Lyne Leclerc (UQAR)DS-1520
Malgré le développement de plusieurs programmes scolaires pour soutenir les élèves ayant des besoins particuliers (EBP), un écart important demeure entre les élèves dits ordinaires et les EBP quant à la diplomation (Bernatchez, 2018). En effet, les EBP sont moins nombreux à obtenir un diplôme ou une qualification (62,2 %) que les élèves dits ordinaires (86,8 %) (MEQ, 2023). Pour les EBP qui tentent de raccrocher, les centres d’éducation des adultes font partie du parcours typique (Marcotte et al., 2015; Vidal et al., 2022). Toutefois, Cauvier et Desmarais (2013) soulèvent le manque de services et l’insuffisance de ressources dans ce milieu scolaire. De leur côté, les organismes communautaires autonomes pourraient pallier les manques du système scolaire formel pour ainsi mieux répondre aux besoins des EBP (Descary et al., 2021; Lessard, 2019; Lessard et al., 2020). À l’aide d’une étude de cas (Stake, 1995), la thèse cherche à répondre à cette question : Comment une école de rue accompagne-t-elle les EBP raccrocheurs ? Les résultats préliminaires découlant d’entretiens semi-dirigés auprès de 15 élèves raccrocheurs permettront de répondre au premier objectif, soit illustrer le parcours des jeunes fréquentant l’école de rue pour mieux circonscrire le phénomène qu’est le décrochage scolaire.
Au-delà de l’« effet wow » : processus d’acclimatation à un Lab-École et retombées chez les élèves et les personnes enseignantes
Mélissa Goulet, Jonathan Bluteau, Laurie-Rose Caron-Jacques et Floriane Binette-Laporte (UQAM)DS-1525
L’interaction avec l’environnement physique scolaire favoriserait le bien-être des élèves par le biais du mouvement, du climat et des interactions sociales qui y prennent place (Aziz et al., 2017; Taylor et al., 2017). Plusieurs études ont documenté une association entre certains paramètres de l’environnement physique scolaire (p. ex. luminosité naturelle, espace, présence de nature) et le bien-être physique et psychologique des élèves (Barrett et al., 2015, 2017; Clément et al., 2023; Kuo et al., 2019). Toutefois, les mécanismes par lesquels ces effets émergent, ainsi que les processus d’adaptation des acteurs scolaires à ces environnements novateurs, demeurent peu documentés. Cette communication vise à examiner comment le processus d’acclimatation à un Lab-École influence le bien-être des élèves et des personnes enseignantes. Un devis mixte longitudinal combinant questionnaires autorapportés et données qualitatives a permis d’identifier un processus d’acclimatation en quatre phases. La phase initiale d’adaptation se caractérise notamment par une diminution statistiquement significative des capacités attentionnelles des élèves et du sentiment de compétence des personnes enseignantes. Le processus se conclut par une phase d’appropriation marquée par une amélioration de l’autonomie des élèves et de la satisfaction professionnelle des personnes enseignantes. Les conditions systémiques facilitant cette dynamique d’acclimatation seront également discutées.
Comprendre les expériences éducatives de filles en situation de handicap en contexte d’urgence
Jeanne Benoit (UQAM), Olivier Arvisais (UQAM) et Priscyll Anctil Avoine (Swedish Defence University)DS-1540
Dans les contextes d’éducation en situation d’urgence (ESU), les inégalités structurelles préexistantes sont exacerbées, affectant de manière disproportionnée les populations déjà fragilisées par des rapports de pouvoir inégaux (Dryden-Peterson, 2022). Parmi les groupes les plus sous-représentés figurent les filles en situation de handicap vivant en contexte de déplacement forcé (Humanité et Inclusion, 2023; Réseau Inter-agences pour l’Éducation en Situations d’Urgence, 2023). Cette communication présente les résultats d’une recherche de maîtrise menée au camp de réfugiés de Dzaleka, au Malawi, qui documente et analyse les expériences éducatives vécues par ces filles à l’intersection du genre, du handicap et du déplacement forcé. Mobilisant la théorie intersectionnelle (Bilge, 2009; Collins, 2000; Crenshaw, 1989), l’étude s’appuie sur neuf entretiens semi-structurés réalisés avec une chercheuse issue de la communauté, plaçant les voix des adolescentes au centre de l’analyse. Les résultats mettent en évidence de multiples formes d’exclusion, des barrières institutionnelles telles que la discontinuité des apprentissages et les défis linguistiques, ainsi qu’un écart significatif entre les réalités vécues par ces filles et la compréhension qu’en ont les enseignants. Cette recherche contribue aux réflexions sur l’équité et l’inclusion en ESU en proposant une lecture nuancée des expériences vécues et en appelant à des approches éducatives intersectionnelles.
10:00 – 10:20 : Communication 3
Le débat interprétatif au primaire : vers une pratique d’autorité cohérente pour favoriser l’engagement interactif des élèves
Frédérique Halliday, Judith Émery-Bruneau et Catherine Lanaris (UQO)DS-1525
Cette communication présente ma problématique de recherche doctorale arrimant didactique de la lecture et pratiques d’autorité pour mieux comprendre les conditions favorables à la mise en œuvre du débat interprétatif (DI) au primaire. L’enseignement de la lecture au primaire demeure dominé par des pratiques transmissives maintenant les élèves dans des rôles passifs et solitaires (Lépine, 2017; Simard et al., 2019), malgré l’existence de dispositifs didactiques plus engageants pour les élèves. Parmi eux, le DI constitue une alternative prometteuse, permettant de coconstruire le sens et la signification des œuvres littéraires dans un espace dialogique (Dias-Chiaruttini, 2010). Ce dispositif valorisant la collaboration entre pairs exige une pratique d’autorité éducative (Robbes, 2010; Bucheton et Soulé, 2009), qui peut s’avérer déstabilisante pour des personnes enseignantes peu formées à ce type de pilotage (Dias-Chiaruttini, 2015; Dufays, 2023). Ainsi, comment adopter une pratique d’autorité cohérente favorisant l’engagement interactif des élèves lors du DI? Cette question, peu explorée dans un contexte pratique, se manifeste dans l’articulation entre les gestes didactiques de la personne enseignante et ses pratiques d’autorité (Lanaris et April, 2023) et sera explorée grâce à l’engagement des personnes enseignantes dans une recherche collaborative.
La pratique pédagogique chez les enseignants et enseignantes en situation de handicap en milieu de travail sous-adapté
Maude Chartier-Desjardins (UQAM)DS-1540
Malgré les cadres légaux et les discours valorisant l’inclusion, l’employabilité des enseignants en situation de handicap reste marquée par des discriminations persistantes et une sous-adaptation des milieux, comme le souligne la Commission des droits de la personne (CDPDJ, 2025). Dans ce contexte capacitiste, cette recherche interroge comment ces enseignants articulent leurs pratiques pédagogiques en milieux sous-adaptés, en mettant au centre leurs stratégies d’adaptation et leur pouvoir d’agir face aux contraintes systémiques. L’étude repose sur le Triangle pédagogique de Houssaye (1994) et le Modèle de développement humain (MDH-PPH, 2010), situant la pratique pédagogique dans des dimensions institutionnelles et systémiques. La notion juridique d’accommodement raisonnable y éclaire la question de la sous-adaptation. Cette démarche s’inscrit dans une perspective interprétative, enrichie d’un angle critico-émancipateur (Boucher, 2001). De nature qualitative, elle mobilisera des entretiens rétroactifs et semi-dirigés auprès d’enseignants en situation de handicap, exerçant dans différents ordres d’enseignement. Menée par une étudiante-chercheuse en situation de handicap, cette étude, en phase de préprojet, vise à inspirer des ajustements concrets dans la législation et l’organisation des milieux scolaires et académiques. Elle cherche également à encourager l’adaptation des environnements aux besoins des enseignants, tout en renforçant la cohérence réelle entre discours inclusifs et conditions de travail.
10:30 – 10:45 : Pause
Pause (15 minutes)
10:45 – 11:05 : Communication 4
Transition professionnelle du loisir vers le milieu scolaire : le « grand jeté » de personnes enseignantes de la danse
Andréanne Breault (UQAM)DS-1520
Les parcours des personnes étudiantes en formation initiale à l’enseignement se diversifient (Tardif et al., 2025). Si ceux des personnes enseignantes en seconde carrière sont déjà documentés (Balleux, 2011; Perez-Roux, 2011, 2019), le cas des personnes enseignantes de la danse demeure particulier : certaines effectuent une transition professionnelle de l’enseignement en milieu de loisir (ML) vers le milieu scolaire (MS) pour de meilleures conditions. Malgré leur expérience antérieure, ce saut vers le MS s’accompagne d’un « véritable choc culturel » (Raymond, 2014). Cette recherche phénoménologique herméneutique (Paillé et Mucchielli, 2021) explore comment ces personnes ont vécu leur transition professionnelle du ML vers le MS. Son intérêt scientifique repose sur la rareté des données concernant ce phénomène dans le contexte distinctif de la danse, qui présente néanmoins des similitudes avec d’autres disciplines artistiques et sportives enseignées dans ces deux contextes. S’inscrivant dans l’axe 1, « Comprendre et analyser les phénomènes éducatifs », cette étude mobilise des entretiens individuels biographiques semi-dirigés et d’explicitation auprès de six personnes participantes pour documenter leur expérience. Les données recueillies permettront de mieux cerner les processus sous-jacents au phénomène de la transition professionnelle. Cette communication présentera la problématique, le cadre conceptuel et la méthodologie de recherche.
Développer les habiletés des élèves à formuler des inférences : expérimentation d’un dispositif didactique au 3e cycle du primaire
Ariane Brunet, Marie-Hélène Giguère et Catherine Turcotte (UQAM)DS-1525
La compréhension inférentielle constitue un levier central de la compréhension en lecture, mais elle demeure peu enseignée de façon explicite au primaire (Rice, 2024; St-Pierre, 2016). Peu de dispositifs d’enseignement s’intéressent à l’étayage, qui est pourtant reconnu comme une pratique essentielle au développement de la formulation d’inférences causales (Rice, 2024; St-Pierre, 2016). Celles-ci sont d’ailleurs essentielles à la cohérence textuelle (Bianco et Coda, 2002). Ce constat soulève une question de recherche : Quel effet produit un dispositif d’enseignement étayé sur les habiletés des élèves de 3e cycle à formuler des inférences causales ? Ce projet s’appuie sur les modèles de la compréhension en lecture distinguant différents niveaux de traitement (Duke et al., 2021; Turcotte et al., 2015) et sur les travaux portant sur les typologies d’inférences (Dupin de Saint-André, 2011; Spencer, 2016), dont l’inférence causale. Il se penche sur leurs conditions d’enseignement (Rice et al., 2024), notamment l’enseignement explicite et l’étayage (Spencer, 2016). La démarche méthodologique envisagée repose sur la conception d’un dispositif didactique intégrant ces principes, suivie d’une expérimentation quasi expérimentale comparant un groupe expérimental et un groupe témoin. Les résultats attendus visent à documenter les effets du dispositif sur la formulation d’inférences causales ainsi que sur leurs conditions d’étayage. Cette recherche contribuera ainsi à outiller les enseignants dans la planification d’interventions structurées favorisant le développement des habiletés à formuler des inférences causales.
Parce que le chercheur n’est pas un missionnaire : la recherche collaborative pour cultiver le doute en éducation
Nicole Monney (UQAC)DS-1540
Résumé : L’arrivée de l’Institut national d’excellence en éducation (LIP, 2023) et la promotion des données probantes comme fondement des politiques éducatives (Chkair et Wagnon, 2023) soulèvent une question cruciale : comment concilier la rigueur scientifique avec la complexité des milieux éducatifs, où les visées politiques, les aspirations démocratiques et les réalités de terrain s’entremêlent ? L’éducation ne se réduit pas à des indicateurs mesurables : elle forme un écosystème dynamique, influencé par des variables sociales, culturelles, économiques et individuelles qui échappent souvent aux modèles standardisés. Face à ce défi, il devient essentiel de concilier ces différentes variables et la recherche, en associant chercheurs, praticiens et décideurs, sans tomber dans le piège d’une expertise technocratique ou d’une neutralité apparente. La recherche collaborative (Desgagné, 1997) émerge alors comme une proposition : elle permet de cultiver le doute comme moteur de réflexion collective, tout en valorisant la pluralité des savoirs et des pratiques. Loin d’être des missionnaires porteurs de vérités absolues, les chercheurs deviennent des médiateurs, facilitant un dialogue où les données scientifiques s’articulent avec les savoirs d’expérience et les valeurs démocratiques. Cette communication présentera des exemples concrets de recherche collaborative en milieu éducatif, illustrant comment ce dialogue peut avoir lieu.
11:15 – 11:35 : Communication 5
Leviers et défis de la mise en œuvre d’une éducation par la nature expérientielle et inductive au primaire
Jessica Fournier, Mathieu Point et Geneviève Bergeron (UQTR)DS-1520
Les défis socioenvironnementaux contemporains nécessitent d’ancrer l’éducation dans les enjeux locaux et ce, au sein des pratiques éducatives (Yemini et al., 2023). L’UNESCO (2020) met l’accent sur l’indissociabilité des enjeux socioécologiques et des pratiques pédagogiques, qui gagneraient à être plus expérientielles, inductives et ancrées dans les lieux. L’éducation par la nature (ÉN) peut se comprendre « comme une proposition éducative où le contexte, à la fois social et environnemental, joue un rôle significatif dans l’apprentissage » (Point et al., 2024, p. 246) et représente une stratégie particulièrement pertinente. Toutefois, plusieurs obstacles freinent son intégration, notamment l’insuffisance de formation (Beauchamp et al., 2022) et le manque d’accompagnement (Ayotte-Beaudet et al., 2022). Afin de mieux comprendre les conditions pédagogiques et organisationnelles qui soutiennent ou compliquent la mise en œuvre d’une ÉN inductive et expérientielle (Vanlone et al., 2024), nous avons conçu et expérimenté un dispositif d’ÉN auprès de deux enseignantes et de deux groupes du primaire. L’analyse des entretiens semi-dirigés réalisés dans cette recherche-action met en évidence des conditions favorables, telles qu’un processus favorisant la réflexion, l’agentivité et l’engagement affectif, ainsi que des enjeux possibles, dont la gestion du temps, des ressources et le degré d’aisance des enseignantes dans l’action.
Assurer cohérence et suivi dans l’accompagnement : une fonction essentielle des dispositifs en stage de 4e année en situation d’emploi
Karine Labelle, France Dufour et Simon Collin (UQAM)DS-1525
L’augmentation des stages de 4e année en situation d’emploi (SE) au Québec (Gilbert et Dufour, 2024; Pilon-Larose, 2024) appelle à une révision des dispositifs d’accompagnement (Dufour et Labelle, 2024) afin d’offrir des conditions favorables à la réussite de ce type de stage (Monfette et Côté-Piché, 2025). En effet, la disponibilité limitée des enseignantes associées peut freiner le développement professionnel des stagiaires (Labelle et al., 2025). Cette recherche-développement doctorale vise à élaborer un cadre de référence pour la mise en place de dispositifs systémiques d’accompagnement du développement professionnel des stagiaires de 4e année en SE. Deux groupes de discussion réunissant un total de trois stagiaires, deux enseignantes associées et quatre superviseures de stage ont été menés et analysés selon une approche thématique (Paillé et Mucchielli, 2021) afin de recueillir leurs avis au sujet des fonctions, modalités et composantes que devraient avoir les dispositifs d’accompagnement (Bergeron et al., 2021).Les résultats préliminaires révèlent quatre fonctions essentielles des dispositifs, dont l’une sera approfondie : assurer la cohérence et le suivi de l’accompagnement. La planification de l’accompagnement offert par les différentes personnes accompagnatrices apparait ainsi comme un levier central pour soutenir le développement professionnel des stagiaires en SE. Mots-clés : accompagnement; stage de 4e année en situation d’emploi; dispositifs systémiques; développement professionnel.
11:45 – 13:30 : Dîner
Diner (boite à lunch)
DS-1545
Une boîte à lunch sera offerte aux personnes participantes et présentatrices ayant commandé un repas lors de l’inscription.
13:30 – 14:30 : Activité de clôture
Conférence de clôture et remise des prix de présence
DS-R510
Animation
Yves Chochard
Yves Chochard est professeur au Département d’éducation et formation spécialisées de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et vice-doyen aux études de la Faculté des sciences de l’éducation. Il dirige également l’Observatoire compétences-emplois (OCE). Ses travaux de recherche portent principalement sur la formation des adultes en milieu de travail, le développement des compétences et l’évaluation de la formation. Il s’intéresse notamment aux conditions qui favorisent le transfert des apprentissages en situation de travail ainsi qu’aux effets des dispositifs de formation sur la performance individuelle et organisationnelle. Ses travaux, souvent menés en partenariat avec les milieux de pratique, visent notamment à développer et expérimenter des approches d’évaluation adaptées aux réalités de la formation continue.
Annie Dubeau
Annie Dubeau est titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Avant sa nomination à titre de doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, le 1er juin 2024, elle a occupé les fonctions de directrice de département (2014-2017), de directrice de programme (2018-2021), de vice-doyenne aux études (2023-2024) et est professeure au Département d’éducation et formation spécialisées depuis 2010. Ses travaux de recherche portent sur les facteurs qui influencent la qualité du parcours scolaire et de formation des personnes. Son riche parcours professionnel lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie du réseau scolaire québécois, des enjeux politiques et administratifs propres aux universités et aux centres de services scolaires, ainsi que de la diversité des réalités et des défis auxquels sont confrontés les personnes qui se forment, de l’enfance à l’âge adulte.
Nathalie Lacelle
Nathalie Lacelle est professeure titulaire au Département de didactique des langues de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et vice-doyenne à la recherche de la Faculté des sciences de l’éducation. Elle est coresponsable du Laboratoire d’expérimentation des réalités étendues (1P1) et rédactrice en chef de la Revue Multimodalité(s). Elle a dirigé une vingtaine de projets de recherche portant sur les compétences à lire et à produire des œuvres numériques, notamment à l’aide d’outils d’intelligence artificielle, en partenariat avec les milieux culturels, scolaires et communautaires. Elle est également l’autrice de plus d’une centaine d’articles scientifiques et d’ouvrages. Dans une perspective interdisciplinaire, ses travaux portent sur les modalités de production et de compréhension de contenus au moyen de dispositifs technologiques en constante évolution. Elle s’intéresse plus particulièrement à l’articulation des modes visuels, textuels et sonores dans les environnements numériques et immersifs. En 2025, elle a reçu le prix Adrien-Pouliot de l’Acfas pour la coopération scientifique avec la France.

